Leadership féminin : Un atelier régional pour outiller les femmes FDS de l’AES

Dans l’optique de contribuer à la participation effective des femmes au sein des Forces de défense et de sécurité (FDS) du Burkina Faso, du Mali et du Niger, le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité, Genève (DCAF) organise, à Ouagadougou, un atelier régional de trois jours. Lancée ce lundi 13 avril à l’hôtel Silmandé, cette rencontre réunit des femmes FDS issues des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES).
Le Centre pour la gouvernance du secteur de la sécurité, Genève (DCAF) est une fondation de droit suisse qui regroupe 64 États membres, dont le Burkina Faso. Il est présent dans plus de 70 pays à travers le monde. Il est reconnu comme l’un des principaux centres d’excellence en matière de gouvernance du secteur de la sécurité (GSS) et de réforme du secteur de la sécurité (RSS).
Il a organisé un atelier à Ouagadougou, où les femmes FDS seront outillées sur le leadership féminin. À cette occasion, le conseiller national du DCAF Burkina Faso, Sadou Sidibé, a exprimé le souhait que cet atelier fasse de Ouagadougou un tremplin pour une réflexion approfondie en faveur de l’épanouissement des femmes en uniforme dans l’espace AES.

Pour sa part, la représentante du DCAF Sahel, Valérie Petitpierre, a expliqué que le choix de Ouagadougou ne doit rien au hasard. « Nous sommes convaincus que réunir les délégations du Mali, du Niger et du Burkina Faso ici permettra de tenir cet atelier dans les meilleures conditions. Le Burkina Faso occupe une position centrale, tant sur le plan géographique qu’institutionnel, au sein de l’AES », a-t-elle souligné.

La cérémonie d’ouverture a également été marquée par l’allocution de la conseillère technique du ministre de la Sécurité. Au nom du ministre, elle a salué la DCAF pour son soutien et sa présence à leurs côtés, tout en invitant les participantes à s’affirmer davantage. « Le commandement n’a pas de sexe, il n’a qu’une seule exigence : l’excellence », a-t-elle déclaré. Elle a par ailleurs insisté sur le fait que le leadership féminin ne doit plus être perçu comme une faveur, mais comme une ressource stratégique à valoriser.

Pour les organisateurs, le renforcement du leadership féminin ne relève pas seulement de l’équité, mais constitue une nécessité stratégique pour améliorer l’efficacité des opérations sur le terrain et la gestion de la sécurité dans la région du Sahel.
Audrey Rouamba (Stagiaire) / Moussonews



