Banfora : Agé de 60 ans, il est condamné pour avoir réclamé sous menace une dot de 2 millions FCFA

La chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance (TGI) de Banfora a examiné, ce 14 avril 2026, une affaire de menace de mort impliquant un homme et son ex-épouse. Les faits se sont déroulés à Douna, dans la Léraba, le 30 mars 2026.

Appelé à la barre, le prévenu Salif (nom d’emprunt), 60 ans résidant à Douna, n’a pas reconnu les faits qui lui sont reprochés. Il a déclaré au tribunal : « Je n’ai menacé de tuer personne. J’ai juste mis ma machette sous mes aisselles alors que j’étais sur la route et j’ai rencontré Kadi (nom d’emprunt), mon ex-épouse. Je lui ai dit d’aller dire à ses parents de me rembourser l’argent que j’ai dépensé pour sa dot. »

Salif poursuit sa déclaration en affirmant qu’il n’a ni menacé ni frappé Kadi. Il ajoute par ailleurs qu’il lui a simplement demandé de lui rembourser son argent, qui s’élève à 2 millions de francs CFA, afin qu’il puisse prendre une autre femme.

Le prévenu affirme que, lorsqu’ils sont allés au commissariat, il a maintenu sa position en demandant le remboursement de son argent, seule condition, selon lui, pour que son ex-épouse ait la paix.

La playante Kadi, dans sa déclaration, laisse entendre que Salif était son époux et qu’ils ont eu ensemble quatre enfants. Elle ajoute que c’est à cause de la machette et des coups qu’elle a subis qu’elle l’a quitté. Kadi poursuit en affirmant que, depuis son départ, le prévenu se rendait chaque jour chez sa mère avec une machette pour réclamer le remboursement de son argent.

« Il vient chaque fois au marché avec la machette pour me menacer. N’eût été la présence des gens, il m’aurait tuée un jour. Comme il persistait toujours, je me suis rendue au commissariat pour porter plainte », a-t-elle fait savoir.

Toujours dans sa déclaration, la victime dit qu’elle ne sait pas vraiment ce qu’elle a fait au prévenu et demande qu’il la laisse tranquille.

À en croire Ousmane (nom d’emprunt), témoin, le prévenu se serait rendu au marché avec une machette en disant qu’il allait égorger la victime si elle ne lui remboursait pas son argent. Ce sont des personnes âgées qui seraient intervenues pour calmer la situation.

À la question du tribunal de savoir si la victime se constituait partie civile au cas où le prévenu serait déclaré coupable, elle a répondu qu’elle ne réclamait rien.

Le procureur, dans sa réquisition, a demandé que les faits de menace de mort reprochés à Salif soient requalifiés en menace sous condition et qu’il soit déclaré coupable. Pour sa sanction, il a requis une peine d’emprisonnement de deux ans et une amende de 2 millions de francs CFA, le tout assorti de sursis à exécution.

Pour sa défense, Salif a demandé la clémence du tribunal.

Dans son verdict, le juge a effectivement requalifié les faits de menace de mort reprochés à Salif en menace sous condition et l’a déclaré coupable. Il l’a condamné à une peine d’emprisonnement de deux ans et à une amende de 2 millions de francs CFA, le tout assorti de sursis à exécution.

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Il a donné acte à Kadi de sa non-constitution de partie civile et a, en outre, condamné Salif aux dépens.

Source : Wangola Médias

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