SNC 2026 : Dans la grande foule, il y’a aussi des élèves commercants

On ne les voit presque pas dans cette grande foule qui anime la Semaine Nationale de la Culture (SNC). Pourtant, entre les pas pressés des visiteurs et les stands colorés, ils sont bien là. Lotus en main, biscuits ou chocolats soigneusement rangés, des enfants de CM2 se transforment le temps de la fête en petits commerçants.

Ouédroago Seydou s’est lancé dans la vente de produits divers pendant la SNC. Des paquets de lotus en main, il sillonne le site chaque jour, souvent de l’après-midi jusqu’à la soirée, parfois jusqu’à 20 heures. Par jour Seydou peut faire évoluer près de 20 lotus.

Seydou est en classe de CM2 dans un des lycées de la place. En dehors de la SNC, le jeune homme fait de la mécanique à ces heures perdues. Entre école et vente, il affirme tenir le rythme sans difficulté majeure.


10 000 francs de départ, une micro-entreprise en construction

Tinto Salif, également en classe de CM2 en cours du soir , profite de la SNC pour se faire de petits revenue. Des biscuit, des chocolats… Salif a commencé le commerce avec un capital de 10 000 francs CFA grâce à son à son grand frère, il s’est lancé dans la vente de biscuits avant d’ajouter du chocolat à son offre. Aujourd’hui, il revend plusieurs cartons par jour selon l’affluence.

Pendant la SNC, le jeune élève peut vendre environ 10 paquets de biscuits ou chacolats.

Ses journées peuvent s’étirer jusqu’à tard le soir, parfois 21h ou 22h, surtout en période de forte activité. Pendant les périodes sans cours, il vend presque en continu, du matin au soir.
L’argent gagné lui permet de se prendre en charge et de relancer son stock.

Seydou et Salif partagent la même projection; celui de devenir de grands commerçants. Aussi, Seydou, s’imagine déjà un grand magasin; et Salif se voit dans la mécanique ou le commerce structuré.

Annick HIEN/MoussoNews

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