Association Cœurs Solidaires Burkina : 5 ans d’actions pour l’autonomisation des femmes

L’Association Cœurs Solidaires Burkina a célébré ses 5 ans d’existence, le samedi 27 juin 2026 à Ouagadougou. À cette occasion, elle a dressé le bilan de ses actions en faveur de l’autonomisation des femmes et remis des kits de démarrage à 50 femmes déplacées internes formées dans plusieurs activités génératrices de revenus.
Former les femmes et leur donner les moyens de démarrer une activité. C’est le pari que poursuit l’Association Cœurs Solidaires Burkina depuis cinq ans. Pour marquer la commémoration de ses 5 ans d’existence, elle a remis des kits de démarrage à 50 femmes déplacées internes formées à l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes 2026 à la préparation de l’attiéké, à la saponification, à la teinture du Kokodonda et au tissage de pagnes.

Selon les formations suivies, les bénéficiaires ont reçu des équipements adaptés à leurs activités. Les femmes formées à la préparation de l’attiéké ont bénéficié d’une machine de pressage de pâte, de foyers à gaz, de marmites, de grands plats, de tamis et d’une bouteille de gaz chargée. Celles formées au tissage ont reçu des machines à tisser et leurs accessoires. Les bénéficiaires des formations en saponification et en teinture du Kokodonda, qui avaient déjà reçu leurs kits, ont exposé leurs produits au cours de la cérémonie.
En plus de ces équipements, chacune des 50 femmes est repartie avec un sac de riz de 5 kg, un sac de farine de 5 kg, un lot de vêtements…

« Une femme autonomisée est une famille qui retrouve l’espoir, une communauté qui se développe et une nation qui progresse. » Telle est, depuis sa création en 2021, la vision qui guide l’Association Cœurs Solidaires Burkina. Fidèle à cette vision, l’association dit avoir formé près de 200 femmes membres de l’association à plusieurs activités génératrices de revenus, notamment à la préparation de l’attiéké, à la saponification, à la teinture du Kokodonda et au tissage de pagnes traditionnels. Elle est également intervenue à Djikofè et à Sapouy où des femmes ont bénéficié de formations, de kits de démarrage et de dons de vivres grâce à l’appui du ministère en charge de la Femme.

Au-delà de l’autonomisation économique, l’association a aussi mené plusieurs actions sociales. Au cours de ces cinq dernières années, elle a organisé deux campagnes de dépistage des cancers féminins au profit des femmes de l’association, deux arbres de Noël pour des enfants déplacés internes, effectué des visites dans des orphelinats et distribué des kits scolaires à des élèves de plusieurs écoles primaires.
Tout en dressant un bilan qu’elle juge satisfaisant, la présidente de l’association, Sandrine Tankouano/Ouédraogo, a réaffirmé la disponibilité de la structure à accompagner toute personne souhaitant se former dans les domaines de la saponification, de la fabrication de détergents, de l’eau de Javel, du tissage ou encore de la préparation de l’attiéké. Elle a également remercié les structures et ministères partenaires pour leur accompagnement, tout en appelant à un renforcement de cet appui, notamment pour faciliter la participation des bénéficiaires aux foires et salons. « La commercialisation des produits fabriqués par les bénéficiaires reste aujourd’hui le défis majeur de notre association », a-t-elle souligné.

Présente aux côtés de l’association depuis ses premières heures, l’Agence nationale de Promotion de la Finance Inclusive (ANPFI), représentée par son directeur général et parrain de la cérémonie, Noufou Sanou, a salué cette initiative qui œuvre pour l’autonomisation des femmes et la promotion de la solidarité. Il a également rappelé l’importance de la mise en pratique après une formation, soulignant ainsi la pertinence des kits de démarrage remis aux bénéficiaires. « Une formation ne produit pleinement ses effets que lorsqu’elle est accompagnée des moyens de mettre les compétences acquises en pratique », a-t-il affirmé, avant d’inviter les bénéficiaires à considérer les kits reçus comme une véritable opportunité et à en faire bon usage.

Aristophane ZEBANGO/Stagiaire à MoussoNews
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