Université Pr Joseph Ki-Zerbo : Une thèse de Doctorat met en lumière la résistance des femmes au patriarcat

La résistance des femmes face à l’idéologie patriarcale dans les sociétés africaines est au cœur des travaux de recherche de Jean Jacques Kaboré. À travers une thèse de doctorat en littérature africaine anglophone soutenue à l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo, le chercheur analyse les stratégies développées par les femmes pour contester les mécanismes de domination masculine dans plusieurs œuvres théâtrales africaines. Son travail a été couronné de la mention très honorable.

Jean Jacques Kaboré a soutenu avec succès sa thèse de doctorat unique en littérature africaine anglophone à l’Université Pr Joseph Ki-Zerbo. Intitulée « Women’s Resistance to the Patriarchal Ideology in Some Selected Anglophone African Plays », cette recherche a été présentée devant un jury international composé de six membres et sanctionnée par la mention très honorable.

Les travaux portent sur les différentes formes de résistance des femmes face à l’idéologie patriarcale telles qu’elles sont représentées dans plusieurs pièces de théâtre africaines anglophones.

Selon le nouveau docteur, le choix de cette thématique est parti du constat que les productions théâtrales africaines mettent en scène des voix féminines qui dénoncent et remettent en question les mécanismes de domination liés au système patriarcal.

« L’objectif général est d’analyser les différentes stratégies que les femmes utilisent pour contrecarrer et lutter contre le système patriarcal, c’est-à-dire cette domination que les hommes pensent traditionnellement exercer sur les femmes. La littérature étant une projection de la réalité sociale, nous avons voulu comprendre comment les femmes se positionnent aujourd’hui face à cette domination », a expliqué Jean Jacques Kaboré.

Jean Jacques Kaboré, l’impétrant

Les résultats de cette étude, consignés dans un document de 274 pages, révèlent que les personnages féminins des œuvres analysées développent diverses stratégies pour remettre en cause le modèle traditionnel de domination masculine en Afrique.

Pour la présidente du jury, le professeur Amélie Georgette Sanon/Ouattara, cette recherche apporte une contribution scientifique significative à l’étude des représentations de la femme africaine dans la littérature.

« Traditionnellement, on a souvent présenté des pièces dans lesquelles la femme est dominée, elle subit et apparaît comme une victime incapable de se défendre. Ici, l’auteur montre une autre réalité à travers deux approches théoriques : le féminisme radical et le néo-féminisme, qui s’adaptent davantage aux réalités africaines », a-t-elle souligné.

la présidente du jury, le professeur Amélie Georgette Sanon/Ouattara

Le Directeur de thèse, le Docteur Alfred Kiéma, a, pour sa part, salué la pertinence du sujet ainsi que sa dimension transversale, dans un contexte où plusieurs sociétés africaines sont confrontées à des réalités sociales similaires.

Le Directeur de thèse, le Docteur Alfred Kiéma

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Professeur certifié des lycées et collèges, option anglais, au Lycée provincial de Zorgho, Jean Jacques Kaboré voit ainsi ses travaux enrichir les recherches consacrées aux rapports de genre et aux représentations des femmes dans la littérature africaine anglophone.

Source: Burkina 24

Diane SAWADOGO/ MoussoNews


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