Tapôgô Deni : Le soumbala, un héritage qui nourrit Zenabou et sa famille depuis des décennies

Au bord de la route nationale reliant Bobo-Dioulasso à Banfora, les étals de soumbala attirent quotidiennement les voyageurs. Ici, la transformation et la commercialisation des amandes de néré constituent une activité économique profondément ancrée dans les habitudes des femmes. À Tapôgô Deni, ce savoir-faire se transmet de mère en fille, génération après génération.

Parmi ces femmes, Zenabou Ouattara exerce ce métier depuis 27 ans. Née dans cet environnement, elle a appris très jeune les secrets de la préparation du soumbala aux côtés de sa mère. Aujourd’hui indépendante, elle a développé sa propre activité autour de cette ressource locale, devenue pour elle une véritable source de revenus.
« Cette activité est très rentable », témoigne-t-elle. Au cours d’une semaine, la vente de soumbala peut lui permettre de réaliser entre 15 000 et 20 000 FCFA de bénéfice. Des revenus qui contribuent directement à son autonomie et au bien-être de sa famille. Grâce à cette activité, elle participe notamment à l’alimentation de ses enfants, à la prise en charge de leurs soins ainsi qu’à d’autres dépenses familiales.
Installée quotidiennement au bord du goudron, Zenabou propose son soumbala sous différents formats, notamment en lots de 500, 1 000 et 2 000 FCFA. Comme elle, plusieurs femmes du village vivent principalement de cette activité. Elles accueillent et interpellent les passants afin de leur proposer leurs produits.
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Mais le métier n’est pas sans difficultés. L’accès aux amandes de néré, les clients qui ne respectent pas toujours leurs engagements, ainsi que la fatigue liée à l’exposition prolongée au soleil et à la chaleur du feu constituent autant de défis.
Malgré ces contraintes, Zenabou Ouattara lance un appel, particulièrement aux jeunes filles : ne pas négliger les activités locales et traditionnelles. Bien encadrées et développées, estime-t-elle, elles peuvent devenir de véritables opportunités d’autonomisation et de création de revenus.
Léandre Sosthène SOMBIE/ MoussoNews (Bobo Dioulasso)
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