Sex-toys à Ouagadougou : Ces objets qui s’achètent le plus en weekend

À Ouagadougou, les sex-toys gagnent peu à peu du terrain. Le marché reste tout de même discret. Mais la demande existe. Les réseaux sociaux facilitent les commandes et permettent aussi aux clients de préserver leur anonymat. Constat.   

Wentenga. Un quartier de Ouagadougou. Sur une ruelle, plusieurs boutiques de ventes d’articles divers y sont installées. Parmi elles, celle de Fanta (nom d’emprunt). Elle y propose des articles féminins comme les tenues de piscines, les nuisettes, et les sex-toys. « Les sex-toys font partis des articles qui s’achètent le plus », dit-elle l’air amusant.  Mais qui sont les clients ? La question l’amuse encore. « Mais tout le monde », répond-t-elle.

En effet, Fanta indique que l’on ne peut pas savoir exactement qui paye le plus ces articles. « Ce sont des hommes et des femmes », ajoute-t-elle, tout simplement. L’anonymat, c’est ce qui entoure le plus le commerce de sex-toys à Ouagadougou et particulièrement chez elle. « Beaucoup écrivent en inbox avec des profils difficilement indentifiable », dit-elle. Quelques rares femmes, viennent d’elles-mêmes pour en acheter. Est-ce pour elles ou ont-elles été envoyé ? « La question reste posée », dit-elle.

Lubrifiant, pénis électrique, pénis en silicone, des langues en silicone, vagin en silicones clitoris en silicone, etc… ce sont là quelques articles en vente. D’autres articles plus osés comme – des positions de sodomie d’un homme en silicone sont de plus en plus demandé. « Ce sont des choses que je n’ose pas en prendre parce que c’est contraire à mes mœurs », explique la vendeuse. Sur Alibaba, la plateforme de vente en ligne, ces articles sont proposés avec des images à l’appui. Et Fanta de confirmer que beaucoup de personnes font des commandes.

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Autre lieu, autre boutique. A la patte d’oie, chez Odette (nom d’emprunt), les articles de sexualité s’achètent fréquemment. « Surtout les weekends », confirme-t-elle. Son canal de communication est la plateforme – Snapchat-. Sa technique consiste à diffuser d’abord un petit extrait de vidéo pornographique suivi des articles. « C’est une manière d’attirer la clientèle et ça marche bien », dit-elle. Chez elle, les articles les plus demandés sont les pénis en silicone.

Dans une autre boutique, ce sont plutôt les lubrifiants qui s’achètent le plus, par des femmes. Les vendeuses sont toutefois unanimes sur un point : la discrétion sur l’identité des client.e.s.

Une question se pose sur la sexualité dans la société burkinabè : la présence de ces produits traduit-elle une évolution des habitudes sexuelles à Ouagadougou? Entre tabou, liberté individuelle et valeurs sociales, le sujet reste sensible.

Sex-toys à Ouagadougou : évolution des mœurs ou simple choix personnel ? Le débat est ouvert. Qu’en pensez-vous ?

Aïcha Estelle ZONGO /SORO (stagiaire à MoussoNews)


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