Bobo-Dioulasso : Âgé de 43 ans, il risque 2 ans de prison pour avoir eu des rapports se*xuels par voie anale avec une mi.neure de 13 ans

Toni (nom d’emprunt) âgé de 43 ans, célibataire et sans enfant, a comparu le lundi 14 septembre 2026 devant le Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso, siégeant en matière criminelle. Il est poursuivi pour des faits qualifiés de viol aggravé sur une mineure âgée de 13 ans et 11 mois.

Selon les éléments factuels présentés à l’audience, Toni est accusé d’avoir imposé à Bali (nom d’emprunt), une mineure âgée de 13 ans, un rapport sexuel par voie anale, sous la menace d’une arme blanche.

D’après la mère de la victime, Bali avait quitté temporairement le domicile familial pour séjourner chez sa grand-mère. À son retour, sa mère aurait constaté qu’elle éprouvait des difficultés à s’asseoir normalement et à aller convenablement à la selle. Interrogée à plusieurs reprises, la jeune fille aurait finalement révélé avoir été victime d’un viol et désigné Toni comme l’auteur des faits.

Toni ne reconnaît pas les faits

À la barre, Toni a catégoriquement nié avoir commis un viol. Il a toutefois reconnu avoir eu des rapports sexuels avec la mineure, soutenant que ceux-ci auraient été consentis.

Selon ses déclarations, Bali serait venue une première fois chez lui et ils se seraient entendus sur une somme de 2 500 F CFA. Elle serait revenue une seconde fois, dans les mêmes conditions.

Des explications que la victime a fermement contestées. Interrogée sur les déclarations de l’accusé, elle a affirmé qu’elle n’avait consenti à aucun des rapports sexuels.

« Pourquoi tu n’as pas crié ? »

Au cours des échanges avec le tribunal, une question a particulièrement retenu l’attention : « Pourquoi tu n’as pas crié ? »

La mineure a expliqué qu’elle n’avait pas crié parce que Toni aurait tenu un couteau au moment des faits.

Une version que l’accusé a contestée, niant avoir utilisé un couteau pour la menacer.

Le tribunal a également cherché à savoir si la victime avait reçu de l’argent après les faits.

— As-tu reçu de l’argent après l’acte ?

— « Oui, il m’a remis un chewing-gum et 500 F CFA », a-t-elle répondu.

L’accusé demande pardon

Invité à prendre la parole, Toni s’est principalement contenté de demander pardon.

Le ministère public a alors souhaité savoir pourquoi il sollicitait le pardon du tribunal alors qu’il continuait à contester le caractère forcé des rapports.

L’accusé a expliqué qu’il demandait pardon parce qu’il ne se portait pas bien.

À la suite des déclarations de la victime, le tribunal a procédé à la lecture de certains éléments du dossier avant de lui demander si elle maintenait ses déclarations.

Bali a répondu par l’affirmative.

Des précisions sur le lieu et l’heure des faits

Pour mieux cerner les circonstances des faits, le tribunal a également interrogé la victime sur le moment et le cadre dans lequel ils se seraient déroulés.

Bali a indiqué que les faits auraient eu lieu aux environs de 19 heures, dans la maison où résidait Toni. Elle a décrit une habitation où l’accusé dormait sur une natte.

Elle a également précisé que des personnes se trouvaient dans la cour ce jour-là et révisaient, mais qu’aucune d’entre elles n’aurait eu connaissance de ce qui se passait.

La mère ne réclame aucune réparation

Le tribunal s’est ensuite intéressé aux éventuelles réclamations de la famille de la victime, dans l’hypothèse où l’accusé serait déclaré coupable.

La mère de Bali a indiqué qu’elle ne réclamait rien.

Le tribunal a alors voulu savoir ce qu’il en était du père de la jeune fille.

— Et le père de l’enfant ?

« Nous ne sommes plus ensemble », a répondu la mère.

— Mais concernant cette affaire, il n’a rien dit ?

« Oui, je lui fais des comptes rendus. Mais il ne m’a pas dit non plus de réclamer quelque chose », a-t-elle expliqué.

Lire aussi: Viols sur mineurs au Burkina : « Il n’existe pas un profil unique de l’agresseur », explique la Dre Yabré Awa Sandra Esther Zongo – Mousso News

Le parquet requiert deux ans de prison ferme

Dans ses réquisitions, le ministère public a rappelé que les faits remontent au mois de mars 2026. Selon le parquet, Toni aurait imposé à la mineure un rapport sexuel par voie anale et l’aurait menacée avec un couteau.

Le procureur a également relevé une contradiction dans la défense de l’accusé : selon le ministère public, Toni ne nie pas l’existence des rapports sexuels, mais soutient qu’ils auraient été consentis.

Le parquet a par ailleurs insisté sur les conséquences que de tels faits pourraient avoir sur la santé mentale et psychologique de la victime. Le procureur a notamment lancé un appel à la prise en compte des conséquences potentielles de ces actes sur la jeune fille.

Au terme de ses réquisitions, le ministère public a demandé au tribunal de maintenir Toni dans les liens de la prévention, de le déclarer coupable et de le condamner à deux ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’à une amende de 500 000 F CFA assortie du sursis.

Le tribunal a pris acte des réquisitions et a mis l’affaire en délibéré.

Le verdict est attendu le 12 octobre 2026.

La Plume du Prétoire pour Justice Infos Burkina


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