Bobo : Il risque désormais la prison suite au témoignage de sa femme dans une affaire de tentative de vol aggravé

Il niait les faits depuis le début de la procédure. Mais les déclarations de sa concubine, réentendue à la demande du Tribunal, sont venues conforter les éléments de l’enquête. Poursuivi pour tentative de vol aggravé dans une ferme à Bobo-Dioulasso, Djo (nom d’emprunt) connaîtra son sort le 31 juillet 2026.

La chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a examiné, le mardi 21 juillet 2026, le dossier de Djo (nom d’emprunt). Âgé de 40 ans, maçon, résidant au secteur 24 et père d’un enfant, il est poursuivi pour des faits de tentative de vol aggravé dans une ferme à Bobo-Dioulasso. Les faits remontent au 26 mai 2026.

Lors de la première audience, tenue le 7 juillet dernier, le prévenu avait catégoriquement nié les faits. Il avait soutenu que les objets retrouvés à proximité du lieu de l’infraction ne lui appartenaient pas, tout en accusant les enquêteurs d’avoir déformé les déclarations de sa concubine, laquelle aurait pourtant identifié ces effets comme étant les siens.

Face à ces contradictions, le Tribunal avait renvoyé le dossier au 21 juillet afin d’entendre à nouveau la concubine du prévenu.

Des descriptions qui confortent les saisies

À la barre, la femme de Djo a de nouveau reconnu les objets présentés par les enquêteurs. Elle a décrit avec précision la moto et les effets appartenant, selon elle, à son compagnon.

« La moto de Djo est une Sirius 115 noire recouverte d’un tapis de l’équipe de Barcelone. Son sac qu’il utilisait pour se rendre au travail est noir. Notre porte dispose de quatre clés de secours. J’en ai une avec moi et il en a trois avec lui », a-t-elle déclaré.

Ces affirmations contredisent directement celles du prévenu. Avant son audition, Djo avait soutenu que la moto retrouvée sur les lieux ne lui appartenait pas et que la sienne se trouvait à son domicile. Sa concubine a réfuté cette version, affirmant que la moto saisie était bien celle de son mari, tout comme le matériel présenté par les enquêteurs.

Une tentative de vol selon le parquet

Le ministère public a rappelé que le propriétaire de la ferme avait renforcé la surveillance de son exploitation après plusieurs vols.

Selon le parquet, dans la nuit du 25 au 26 mai 2026, vers 1 heure du matin, le prévenu a escaladé le mur de la ferme avant de rebrousser chemin à la vue des vigiles et de prendre la fuite.

« Le fait qu’il ait escaladé le mur pour entrer suffit à caractériser la tentative de vol. En plus, le fait qu’il ait choisi 1 heure du matin confirme qu’il s’agit d’une tentative de vol aggravée. Sans oublier sa moto et les deux versions de sa concubine », a soutenu le procureur.

Invité à réagir une nouvelle fois après la lecture des déclarations de sa femme, Djo est resté sur sa position.

« Ce n’est pas ma moto. Et ma porte comporte cinq clés. Ma femme en tient une et moi j’en ai quatre en ma possession », a-t-il déclaré.

Estimant que le prévenu persistait à nier les faits, le procureur a requis sa condamnation à sept ans d’emprisonnement ferme et à une amende ferme de 3 000 000 FCFA.

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Avant la clôture des débats, Djo a sollicité la clémence du Tribunal.

« Je demande pardon. Si je reviens ici à nouveau, faites-moi ce que vous voulez », a-t-il déclaré dans son dernier mot.

Le Tribunal a mis le dossier en délibéré. Le verdict est attendu le 31 juillet 2026 à 8 heures.

Source: Justice Infos

Diane SAWADOGO/ MoussoNews


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