Burkina : 100 jeunes formés à la pisciculture hors sol pour renforcer la production locale

Du 27 septembre au 1er octobre 2026, l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A) forme 100 bénéficiaires aux techniques modernes de pisciculture hors sol à Ouagadougou. L’initiative concerne notamment des Volontaires pour la défense de la patrie (VDP), des militaires à la retraite ou blessés, ainsi que des entrepreneurs agricoles.
À Ouagadougou, la pisciculture hors sol s’inscrit dans la dynamique de renforcement de la production locale. Du 27 septembre au 1er octobre 2026, 100 bénéficiaires prennent part à une formation organisée par l’Initiative présidentielle pour la production agricole et l’autosuffisance alimentaire (IP-P3A), rattachée au Bureau national des grands projets du Burkina (BN-GPB).

Cette session vise à transmettre aux participants les connaissances techniques nécessaires à la mise en place et à la gestion d’une exploitation piscicole. Selon le coordonnateur technique de l’IP-P3A, Inoussa Ouédraogo, cette activité s’inscrit dans la composante 4 de l’Initiative Présidentielle. Il précise qu’il s’agit de la 2è formation du genre, après celle organisée à Bobo-Dioulasso.

Le Directeur exécutif du BN-GPB, le Pr Hamidou Sawadogo a souligné que cette activité se tient dans un contexte particulier, marqué par le 4è anniversaire de la Révolution progressiste et populaire (RPP).
Pour lui, la pisciculture hors sol participe à la volonté de renforcer les capacités nationales de production. « La RPP, portée par le Camarade Capitaine Ibrahim Traoré et adoptée par l’ensemble des Burkinabè, va nous permettre de produire essentiellement par nous-mêmes ce dont nous avons besoin. Et la pisciculture hors sol fait partie de cette dynamique de production », a-t-il déclaré.

Des équipements pour faciliter l’installation des bénéficiaires
Au-delà des connaissances théoriques et pratiques, la formation prévoit un accompagnement matériel des participants. « Après la formation, des bacs hors sol seront remis gratuitement aux participants. En ce qui concerne les alevins et les aliments pour poissons, ils pourront se les procurer à des prix subventionnés », a annoncé le Directeur exécutif du BN-GPB.
S’adressant aux bénéficiaires, il les a invités à tirer pleinement profit des enseignements reçus. « Vous êtes chanceux. Profitez de la formation, car ce qui reste à l’homme, c’est le savoir qu’il a acquis », a-t-il lancé.
Parmi les participants, l’Adjudant Abdoul Bassirou Kaboré, blessé de guerre, apprécie cette initiative qui lui permet d’acquérir de nouvelles compétences. « Nous remercions vraiment les autorités et l’IP-P3A, car cette formation nous a permis d’acquérir des connaissances techniques pour une bonne production piscicole », a-t-il témoigné.

De son côté, la VDP agricole Mouniratou Traoré entend partager les connaissances acquises avec les personnes de son entourage, afin de contribuer à la diffusion des techniques apprises.
Des modules variés et des démonstrations pratiques
Le programme de formation aborde plusieurs aspects essentiels de la pisciculture hors sol. Les participants sont notamment initiés au choix des sites, à la gestion de l’eau, à l’alimentation des poissons, aux techniques de transformation du poisson, aux opportunités économiques du secteur ainsi qu’à la comptabilité simplifiée.

En marge de la cérémonie, les officiels ont visité l’exploitation piscicole du site et assisté à des démonstrations de mise en place de bacs piscicoles et d’empoissonnement. La remise symbolique de kits de production et d’attestations de formation à certains participants a également marqué l’activité. Les kits présentés comprennent notamment un cahier de participant et un bac de 20 m² pouvant accueillir jusqu’à 2 000 alevins.
13 000 bacs mobiles envisagés à terme
À travers cette initiative, l’IP-P3A ambitionne de déployer, à terme, 13 000 bacs mobiles de production piscicole de 50 m² au profit de 13 000 VDP, à raison de 1 000 bénéficiaires par région, avec la fourniture des équipements nécessaires.
Diane SAWADOGO/ MoussoNews
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