Burkina : Ces femmes à suivre en 2026

Denise Bado/Bouda, Mamouna Ouédraogo, Pr Winkouni Haoua Eugénie Maïga, Dr Céline Kontyaré/Kobéané, Fatou Malia/Badini, Georgette Konseibo alias GK, Les Etalons Dames….En 2026, plusieurs femmes burkinabè s’imposera par leur audace, leur engagement et leur vision transformatrice. De l’administration publique à la culture, en passant par l’université, la diplomatie sécuritaire et l’entrepreneuriat industriel, elles incarnent la détermination et le génie féminin au service du développement.
Denise Bado/Bouda : La première femme à la tête du CBC
Depuis sa création en 1978, le Conseil Burkinabè des Chargeurs (CBC) n’avait jamais connu de direction féminine. Ce plafond de verre a été brisé avec la nomination de Denise Bado/Bouda comme Directrice générale, officialisée le 2 décembre 2025.
Visionnaire, elle entend placer la digitalisation, la compétitivité internationale et la qualité des prestations au cœur de son mandat. Elle mise sur une assistance personnalisée aux opérateurs économiques et sur la lutte contre les frais excessifs dans les ports de transit, un combat qui touche directement le pouvoir d’achat des ménages burkinabè.

Pr Winkouni Haoua Eugénie Maïga : La première femme présidente de l’Université Norbert Zongo
Nommée le 2 avril 2025, Pr Winkouni Haoua Eugénie Maïga devient la première femme à présider l’Université Norbert Zongo depuis sa création.
Elle porte le projet de aire de l’université un pôle d’excellence et de recherche scientifique. Transparence, gestion participative et responsabilisation des acteurs sont ses maîtres-mots. Son ambition : offrir aux étudiants un cadre propice à la réussite académique et à l’épanouissement professionnel.

Mamouna Ouédraogo : Une Burkinabè au sommet de la police onusienne
C’est une première historique : Mamouna Ouédraogo, Inspectrice générale de la Police nationale, a été nommée le 25 novembre 2025 à la tête de la Composante Police de la MONUSCO (Mission des Nations Unies pour la stabilisation en RDC).
Forte d’une riche carrière dans la sécurité nationale et internationale, elle dirige désormais la stratégie policière onusienne en RDC, conseille le Représentant spécial du Secrétaire général des Nations unies et appuie les autorités congolaises dans la modernisation de leurs institutions.

Dr Céline Kontyaré/Kobéané : Renaissance industrielle à Pabré
Pharmacienne et entrepreneure, Dr Céline Kontyaré/Kobéané a relevé un défi majeur : faire renaître la Société de Fabrication de Coton Burkinabè (SOFACO-B), la seule unité de production de coton hydrophile de la sous-région.
Fermée en 2023 pour des raisons financières, l’usine a été relancée en octobre 2025 par le Chef de l’État Ibrahim Traoré, signe de son importance stratégique. EN 2026, le marché burkinabè pourra être la seule référence en la matière.

Georgette Konseiga alias GK : Redonner vie à la calebasse
Actrice, créatrice de mode, formatrice et maquilleuse professionnelle, Georgette Konseiga a fait de la calebasse un symbole d’identité et d’innovation à travers le Festival de la Calebasse (FESTICAL’B). La première édition, tenue les 7 et 8 février 2025 au Musée national, a mêlé expositions, panels, ventes, défilés et concours de créativité. Son ambition de faire la promotion de la calebasse sera davantage être vulgarisé en cette année 2026.

Fatou Malia/Badini : L’art au service du bien-être
Installée en Belgique, Fatou Malia/Badini incarne une diaspora engagée et bienveillante. Promotrice du Festival Benkadi, elle utilise la culture comme levier de solidarité entre le Burkina Faso et sa diaspora.
En 2025, elle a lancé un projet d’espace de bien-être pour les enfants hospitalisés au CHU Pédiatrique Charles-De-Gaulle, dont la première pierre a été posée le 3 octobre, suivie d’un dîner gala de collecte de fonds le 6 décembre. Une initiative humanitaire qui allie art, cœur et engagement social. Le projet entend être concrétisé en cette nouvelle année.

Les Étalons Dames : La fierté nationale sur la route de la CAN
Elles continuent d’écrire l’histoire du football féminin burkinabè. Grâce à leur victoire face aux Éperviers du Togo, les Étalons Dames se sont qualifiées pour la CAN féminine 2026 au Maroc pour la deuxième fois dans l’histoire. Une performance qui témoigne de leur progression constante du sport féminin au Burkina Faso. La coupe d’Afrique féminine pourrait être burkinabè.

Et à une génération qui inspire
Toutes ces femmes, par leur parcours et leurs engagements, qui incarnent la renaissance du leadership féminin burkinabè. En 2026, leur évolution mérite plus que jamais d’être suivie, célébrée et soutenue.
Mousso News, média engagé pour la promotion et la visibilité des initiatives des femmes souhaite véritablement toucher toutes ces femmes loin des projecteurs en vue de présenter leur savoir-faire et leur contribution pour cette société burkinabè plus épanouie.
Annick HIEN/MoussoNews



