Burkina : Les ONG devront désormais consacrer au moins 80 % de leur budget aux

Le Conseil des ministres, réuni le jeudi 24 septembre 2026 sous la présidence du Président du Faso, a adopté plusieurs mesures concernant notamment le fonctionnement des organisations non gouvernementales (ONG) et le secteur de la santé.
En vue de veiller au respect des priorités nationales et de garantir un impact réel des financements mobilisés, le Conseil a adopté deux décrets fixant les conditions d’obtention du statut d’Organisation non gouvernementale (ONG).
Selon le ministre de l’Économie et des Finances, Aboubakar Nakanabo, ces textes d’application formalisent désormais l’attribution du statut officiel d’ONG. Pour les associations de droit burkinabè, l’obtention de ce statut sera notamment conditionnée à la conclusion d’un accord-cadre. Pour les entités étrangères, une convention de siège sera requise. Un délai de grâce de deux ans est accordé aux organisations concernées afin de leur permettre de se conformer aux nouvelles exigences.
Désormais, les ONG intervenant au Burkina Faso devront consacrer au moins 80 % de leur budget global aux investissements directs sur le terrain. Cette mesure vise à renforcer l’impact des interventions des organisations auprès des populations bénéficiaires.
Selon le Gouvernement, il s’agit d’éviter que les ressources mobilisées au nom des populations vulnérables soient principalement absorbées par les dépenses de fonctionnement. L’objectif affiché est de faire en sorte qu’une part plus importante des financements mobilisés soit effectivement consacrée aux actions et investissements destinés aux communautés.
Un nouveau Code de la santé publique
Au titre du ministère de la Santé, le Conseil des ministres a également adopté le projet de loi portant Code de la santé publique. Cette réforme intervient dans un contexte où le texte en vigueur, datant de 1994, est désormais considéré comme obsolète au regard des évolutions du système sanitaire et des nouvelles exigences en matière de santé publique.

Selon le ministre de la Santé, Robert Lucien Jean Claude Kargougou, le nouveau Code doit permettre de doter les professionnels du secteur d’un cadre de régulation adapté aux réalités actuelles.La réforme vise notamment à améliorer la prise en charge médicale et à renforcer l’accès équitable aux soins pour l’ensemble de la population.
Annick HIEN/MoussoNews
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