Diplomatie mondiale : Autour de Trump et Xi Jinping, le silence des femmes

Réunis à Pékin du 13 au 15 mai 2026 pour un forum stratégique consacré aux relations économiques et commerciales sino-américaines, le président américain Donald Trump et son homologue chinois Xi Jinping ont affiché une volonté de rapprochement entre les deux premières puissances mondiales. Mais derrière les poignées de main, un détail interpelle : l’absence totale de femmes autour de la table des discussions officielles.

Rangés en costumes sombres composés de dirigeants politiques, chefs d’entreprises et conseillers stratégiques, exclusivement des hommes. Pourtant, la délégation américaine n’était pas entièrement masculine. Deux femmes figuraient parmi les 17 grands patrons invités par Donald Trump à l’accompagner à Pékin : Jane Fraser, dirigeante de Citi, et Dina Powell McCormick, cadre influente de Meta.

Mais aucune d’elles n’apparaît sur les photos des discussions officielles ni dans les cercles visibles de prise de décision. Cette absence soulève une question : qui décide aujourd’hui de l’avenir du monde ? Car ce forum n’était pas une simple rencontre protocolaire, vu la situation géopolitique actuelle, biaisée par la guerre déclenchée par les Etats Unis et Israël à l’Iran.

Selon plusieurs médias occidentaux, les échanges ont porté sur des enjeux capables d’influencer durablement l’économie mondiale notamment le commerce, les investissements, les technologies vertes, la finance internationale ou encore la réorganisation des chaînes économiques.

Des décisions susceptibles d’affecter plus de 9 milliards d’êtres humains dans les décennies à venir, dont plus de la moitié sont des femmes. Dans ce contexte, l’absence féminine autour de la table devient un signal politique.

Elle traduit la persistance d’un déséquilibre dans les sphères du pouvoir mondial, y compris au sein des démocraties qui se présentent comme des modèles d’inclusion (source: yahoo finance).

L’administration Trump, certes controversée sur plusieurs questions liées aux droits des femmes, compte néanmoins certaines figures féminines à des postes stratégiques. Parmi elles, Susie Wiles, Cheffe de cabinet de la Maison Blanche, Kristi Noem, Secrétaire à la Sécurité intérieure et Pam Bondi, Procureure générale / Ministre de la Justice.

Leur présence montre que les femmes existent bel et bien dans les cercles de pouvoir américains, même si elles demeurent minoritaires.

Du côté chinois, le constat est encore plus frappant. Le Bureau politique du Parti communiste chinois, organe central du pouvoir, ne compte actuellement aucune femme parmi ses 24 membres.

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Cette représentation diplomatique entre Pékin et Washington révèle que malgré les discours internationaux sur l’égalité et l’inclusion, les espaces où se négocient les grandes orientations du monde restent largement dominés par les hommes. L’enjeu dépasse la simple question de représentation. Plusieurs études internationales ont montré que la diversité dans les instances de décision favorise des approches plus équilibrées, plus inclusives et parfois plus durables.

Diane SAWADOGO / MoussoNews

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