Enrôlement de la Diaspora : le CFOP se pose des questions

Le Chef de Fil de l’Opposition a organisé une rencontre avec les journalistes, le jeudi 16 janvier 2020 à Ouagadougou. Présidée par Eddie Komboigo, président du Congrès pour la Démocratie et le Progrès(CDP), la conférence avait pour objectif d’une part de faire ressortir les difficultés liées à l’enrôlement des burkinabè de l’extérieur et d’autre part de situer les responsabilités

Selon le CFOP, de nombreux burkinabè de l’extérieur qui n’ont ni une carte nationale d’identité burkinabè, ni de passeports et ont uniquement la carte consulaire et cela constitue d’énorme difficultés liées à l’enrôlement. Il fait savoir également que le lieu d’enrôlement constitue une difficulté. « C’était au regard de cette réalité que l’Opposition avait demandé que la carte consulaire biométrique puisse être utilisée pour l’enrôlement et le vote à l’extérieur », a-t-il dit. Il a ajouté que selon les dispositions du code électoral en vigueur, pour être inscrit sur le fichier électoral à l’étranger, il faut préalablement être immatriculé à l’ambassade ou au consulat général et détenir la CNIB ou le passeport. « Les missions de l’office nationale d’identification (ONI) séjournent dans les pays concernés au même moment que les équipes de la CENI. La délivrance simultanée de CNIB et de cartes d’électeurs complique les choses. Ceux qui veulent se faire établir des CNIB doivent au préalable retirer leurs certificats de nationalité au Burkina ce qui complique les choses », a fait savoir le CFOP. Sur 2 millions de potentiels électeurs en Côte d’Ivoire, 1419 sont enrôlés à la date de 14 janvier. Les résultats concernant les autres pays font cas de 423 au Bénin, 92 au Ghana, 367 au Mali, 634 au Togo, 509 au Sénégal 509, 92 au Gabon 92, 136 en Tunisie.

Débuté le 04 janvier 2020 dans 22 pays, l’opération d’enrôlement prendra fin le 26 janvier prochain.

Cheick Abass KOALA/Stagiaire

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