Fatouma Harber enseignante blogueuse : Engagée pour la cause des femmes de Tombouctou ( Mali) malgré l’insécurité

L’insécurité règne toujours dans la  région de Tombouctou au Nord du Mali. Elle est souvent bravée par Fatouma Harber enseignante/blogueuse et défenseure des droits humains au risque de sa vie, pour l’épanouissement de ses semblables. Initiatrice d’un tier lieux – Sankorelabs-elle forme des femmes à l’informatique et à la création d’entreprise.

Fatouma Haber est sociologue de formation. Le blog, elle en a été passionnée au cours de son cycle universitaire. Depuis, Fatouma ne passe pas une journée sans parler de blog. Cette passion pour cette plateforme l’amène a initié plusieurs activités relatives à l’utilisation de l’internet au Mali, particulièrement à Tombouctou où elle est basée, malgré la situation sécuritaire dégradante. ‘’  La situation sécuritaire va dégradant au Nord Mali car il est pratiquement impossible de prendre les pistes pour rejoindre le sud du Mali à cause des mines, des coupeurs de routes et autres bandits armés qui dépouillent pillent et violent les femmes’’. Elle, qui voyage régulièrement fait très attention et respecte certaines règles de sécurité pour continuer à rester  vie.

L’autonomisation des femmes est la principale objection du tiers-lieu qu’elle a créé à Tombouctou en 2015. ‘’Nous sommes d’abord partie d’un centre de formation des femmes financé par une organisation américaine Flag International’’. Puis, d’ajouter que : «  Pendant une année nous avons non seulement financé des activités génératrices de revenus pour les femmes dans une situation d’après crise, mais aussi initié plus de 200 femmes à l’informatique pour renforcer les capacités des celles qui ont une formation professionnelle ». Une réussite pour Sankorelbas qui s’engage dans la digitalisation des organisations féminines et la prise de leur entreprise en main. Des formations au profit de l’autre moitié du ciel est aussi offerte dans le domaine de l’entreprenariat, le mangement des projets et en gestion, etc. parce que dit-elle : «  le développement de nos pays africains passera par la femme ».

 

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