Gaoua : Une bagarre autour d’une serveuse de bar vire au drame, un homme perd la vie

Une altercation dans un débit de boissons, une bagarre entre deux clients, un coup de poing et, finalement, plusieurs coups de couteau mortels. À Gaoua, une soirée qui aurait pu se terminer par une simple dispute a viré au drame. Poursuivi pour sa participation à une rixe ayant entraîné la mort d’un homme, Soumaïla (nom d’emprunt), un orpailleur de 22 ans, a vu sa peine considérablement réduite devant la cour d’appel de Bobo-Dioulasso, siégeant en audience foraine à Gaoua, le lundi 26 octobre 2026.
Selon les éléments de l’enquête, les faits se déroulent dans un débit de boissons où un ami de Soumaïla entre en altercation avec un autre client, apparemment à cause d’une serveuse. Alerté, Soumaïla rejoint les lieux pour comprendre la situation.
La dispute dégénère rapidement en affrontement physique. Le prévenu affirme avoir tenté de séparer les protagonistes avant de recevoir un coup de la victime, auquel il dit avoir riposté.
Plusieurs coups de couteau mortels
La situation bascule lorsque l’ami de Soumaïla sort un couteau et poignarde à plusieurs reprises la victime, malgré les supplications du jeune orpailleur qui affirme avoir tenté de l’en dissuader.
Après les faits, l’auteur présumé des coups de couteau prend la fuite. Soumaïla, lui, décide de rester sur place, mais ne se rend pas immédiatement à la gendarmerie pour dénoncer son compagnon.
Grièvement blessée, la victime reste plusieurs heures sans recevoir de secours. Transportée dans une structure sanitaire vers 5 heures du matin, elle succombe finalement à ses blessures.
Le parquet s’interroge sur son comportement
À l’audience, le ministère public relève plusieurs éléments troublants, notamment la participation de Soumaïla à la bagarre et son absence de dénonciation immédiate des faits aux forces de sécurité.Estimant que les circonstances méritent une qualification juridique plus sévère, le parquet demande à la cour de revoir la décision rendue en première instance et considère que les faits pourraient relever du meurtre.
Une peine réduite en appel
Le 6 juillet 2026, le Tribunal de grande instance de Gaoua avait condamné Soumaïla à sept ans d’emprisonnement, dont cinq ans ferme, ainsi qu’à une amende d’un million de FCFA avec sursis, pour participation à une rixe ayant entraîné la mort sans intention de la donner.
Après avoir interjeté appel le 9 juillet 2026, le prévenu obtient une réduction substantielle de sa peine. La cour d’appel retient qu’il n’est pas l’auteur des coups de couteau mortels. La famille de la victime ne s’est pas non plus constituée partie civile.
Au terme de son délibéré, la juridiction ramène sa peine à 36 mois d’emprisonnement, dont 12 mois ferme, assortis d’une amende d’un million de FCFA avec sursis. Il est également condamné aux dépens.
Source : Justice Infos Burkina
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