Guinée : Elles brûlent une rivale avec de l’eau chaude et se font jugées

3 jeunes femmes, Koumba Mara, Mariétou Bangoura et Mamaissata Camara, ont comparu le mercredi 5 août 2026 devant le tribunal de Mafanco, à Conakry, en Guinée. Elles sont poursuivies pour coups et blessures volontaires sur Maïmouna Condé, dans une affaire sur fond de rivalité entre jeunes femmes.
Les faits remontent à une altercation entre Maïmouna Condé et Koumba Mara. Selon la partie civile, des tensions existaient déjà entre elles, notamment en raison d’une rivalité amoureuse. Koumba Mara et une amie de Maïmouna Condé auraient, selon cette dernière, fréquenté le même homme.
À la barre, les trois prévenues ont livré des versions différentes des faits, tout en reconnaissant leur implication dans l’incident.
Mariétou Bangoura a reconnu avoir versé de l’eau chaude sur Maïmouna Condé. Elle a toutefois soutenu qu’elle n’avait pas pris l’eau dans l’intention de la brûler. Selon elle, elle était intervenue alors qu’une bagarre opposait déjà Maïmouna Condé à Koumba Mara. Elle affirme avoir d’abord voulu éloigner son enfant, qui se trouvait à proximité de l’eau chaude.
Koumba Mara, de son côté, a reconnu s’être battue avec Maïmouna Condé. Elle affirme cependant ne pas savoir comment cette dernière s’est retrouvée brûlée, soutenant que la victime se trouvait du côté où était posée l’eau chaude.
Mamaissata Camara a également déclaré être intervenue pour séparer les deux femmes. Elle affirme avoir entendu les cris de Maïmouna Condé après la brûlure et être sortie pour tenter de mettre fin à la bagarre.
La partie civile conteste toutefois cette version. Maïmouna Condé affirme que les trois prévenues étaient présentes lors de l’agression et que Mariétou Bangoura lui aurait volontairement versé l’eau chaude dessus alors qu’elle était au sol.
La victime a également indiqué avoir déjà engagé des dépenses pour ses soins, notamment 550 000 francs guinéens pour des médicaments et 150 000 francs guinéens pour les pansements. Elle a précisé que les pansements doivent être renouvelés tous les trois jours, pour un coût de 150 000 francs guinéens à chaque fois.
Au terme de l’audience, le ministère public a indiqué ne pas être en mesure de présenter ses réquisitions. La défense a alors demandé la mise en liberté provisoire des trois prévenues. Le parquet ne s’y est pas opposé, à condition qu’elles soient libérées sous caution et que l’affaire soit renvoyée après les vacances judiciaires.
Le tribunal a finalement ordonné leur mise en liberté provisoire, chacune devant verser une caution de 300 000 francs guinéens. L’affaire a été renvoyée au 15 octobre 2026 pour les réquisitions du ministère public et les plaidoiries de la défense.
Source : Guineematin.com
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