« Il nous faut des Ibrahim Traoré au Bénin » : Un agronome risque 12 mois de prison ferme après ce post sur Facebook

Un agronome a comparu, le jeudi 30 avril 2026, devant la Cour de répression des infractions économiques et du terrorisme (CRIET) au Bénin. Il est poursuivi pour harcèlement par le biais d’un système électronique et incitation à la violence, à la suite d’une publication diffusée sur sa page Facebook personnelle.
Selon les éléments présentés à l’audience, le prévenu avait publié le message suivant : « Il nous faut des Ibrahim Traoré au Bénin », en référence au capitaine Ibrahim Traoré, président de la transition au Burkina Faso depuis son arrivée au pouvoir en octobre 2022.
Cette publication a rapidement suscité des réactions sur les réseaux sociaux. Des internautes ont signalé le contenu au Centre national d’investigations numériques (CNIN), structure spécialisée dans la lutte contre la cybercriminalité et les infractions commises via les plateformes numériques au Bénin.
À la suite de ces signalements, l’agronome a été interpellé puis placé en garde à vue avant d’être présenté au parquet spécial près la CRIET. Le parquet a ensuite ordonné son placement en détention préventive.
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Lors de l’audience, le ministère public a requis une peine de mois de prison ferme ainsi qu’une amende de 5 millions de francs CFA. Le quatrième substitut du procureur spécial a demandé à la Cour de retenir les charges liées au harcèlement électronique et à l’incitation à la violence.
De son côté, la défense a plaidé la relaxe, invoquant le bénéfice du doute sur la qualification pénale des faits reprochés.
Après les réquisitions du parquet et les plaidoiries de la défense, la Cour a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu en juin 2026. Dans l’intervalle, le prévenu demeure en détention préventive.
Source : Libre Express
Annick HIEN/MoussoNews



