JEPPC 2026 : Le ministre en charge de la Communication face aux préoccupations du public

Le ministre de la Communication, de la Culture, des Arts et du Tourisme, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo, était face au public ce mardi 6 octobre 2026 au Pavillon Soleil Levant du SIAO. Dans le cadre de l’Exposition gouvernementale des JEPPC, les participants ont pu écouter le bilan de son département, mais aussi l’interpeller directement sur des questions liées aux médias, à la culture, aux arts et au tourisme.
Dans la salle du Pavillon Soleil Levant, le public est installé face au ministre. Ce mardi 6 octobre 2026, Pingdwendé Gilbert Ouédraogo est venu présenter les réalisations et les réformes engagées par son département depuis le 30 septembre 2022. Mais la rencontre ne s’est pas limitée à un exposé.
Après la présentation, place aux échanges. Des participants prennent la parole, posent des questions et reviennent sur des préoccupations qui touchent directement les secteurs de la communication, de la culture, des arts et du tourisme.
Cette rencontre s’inscrit dans le cadre de l’Exposition gouvernementale, organisée lors de la 2è phase de la 3è édition des Journées nationales d’engagement patriotique et de participation citoyenne (JEPPC), du 2 au 9 octobre 2026 au SIAO. L’initiative se veut un moment de redevabilité sur les actions, les réformes et les chantiers engagés par le gouvernement.
Dans son exposé, le Ministre commence par présenter son département, issu de la fusion, en 2022, de plusieurs départements ministériels. Il évoque notamment ses 2 450 agents, ses 13 Directions régionales, ses 45 Directions provinciales et ses 10 Établissements publics de l’État.
Durant son intervention, plusieurs domaines sont passés en revue.
Sur la communication et les médias, le ministre revient sur la stratégie de communication gouvernementale en temps de guerre et sur les actions engagées pour renforcer la production de contenus audiovisuels et l’information des populations.
Il aborde également la situation de la presse privée et affirme que le gouvernement ne travaille pas à « éteindre ni à étouffer la voix des médias privés ». Selon lui, plus de 1,6 milliard de francs CFA ont été mis à la disposition de la presse privée depuis 2022 pour l’accompagner.
Sur la culture et les arts, le ministre présente notamment les mesures relatives à la protection du patrimoine culturel, l’institutionnalisation de la Liste nationale du patrimoine culturel, le classement de biens culturels, l’inscription de la Cour royale de Tiébélé au patrimoine mondial de l’UNESCO et l’institutionnalisation du Mois du patrimoine burkinabè.
Il évoque également les mesures prises en direction des artistes, notamment la réflexion autour de leur sécurité sociale et d’une mutuelle.
« Vous, artistes, vous êtes également des travailleurs. Vous vivez de votre art », affirme-t-il, avant d’expliquer le projet envisagé pour permettre aux artistes de bénéficier d’un mécanisme de protection sociale.
Mais au-delà des chiffres et des réalisations présentés, c’est au moment des échanges que la rencontre prend une autre configuration. Le public n’est plus seulement dans la position d’auditeur. Les participants prennent la parole à leur tour.
Les questions ont porté notamment sur les préoccupations des artistes, la promotion de la musique burkinabè, les médias privés, mais aussi sur les pratiques dans le secteur culturel.
La promotion de la musique burkinabè fait également partie des sujets abordés. Le ministre revient sur la campagne de sensibilisation engagée autour de la consommation des productions musicales nationales et appelle les acteurs à privilégier davantage les œuvres burkinabè dans les espaces de loisirs.
Dans la salle, les échanges se poursuivent également autour de la situation économique des artistes. Le ministre évoque notamment les Droits d’auteur versés par le Bureau burkinabè du Droit d’auteur (BBDA). Selon les chiffres qu’il avance, près de 13 milliards de francs CFA ont été payés aux artistes entre 2022 et 2025.
La présentation s’étend ensuite au secteur du tourisme. Le Ministre est revenu sur l’adoption des textes d’application de la loi d’orientation du tourisme et sur l’élargissement du cadre réglementaire à différents types d’établissements touristiques.
Il évoque également les contrôles effectués sur le terrain concernant notamment les villas meublées qui exercent sans être en règle.
« On a fermé, on a identifié les villas, on a mis, on a fait des mises en demeure, les gens n’ont pas respecté, on a fermé, on a mis les scellés », explique-t-il.
Le ministre appelle également les populations à privilégier les établissements en règle lorsqu’elles recherchent un hébergement dans les différentes villes du pays.
Sur place, l’Exposition gouvernementale ne se résume donc pas à une présentation institutionnelle. Les participants écoutent, réagissent et questionnent. Le ministre répond, explique certaines mesures et présente les orientations retenues pour les prochaines années.
À la fin des échanges, le ministre a procédé à la dédicace du répertoire des patronymes du Burkina Faso.
À travers cette Exposition gouvernementale, les JEPPC proposent ainsi un cadre où les actions du gouvernement sont présentées devant les citoyens et où ces derniers peuvent, à leur tour, intervenir sur les questions qui les concernent.
Diane SAWADOGO / MoussoNews
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