JO : première experte de diamant au Burkina

JO est la première spécialiste aguerrie des pierres précieuses au Burkina. Son métier, appelé gemmologie consiste à travailler les pierres telles que le diamant, l’or, le saphir, et l’argent dans une moindre mesure. Travailler les pierres précieuses demande discrétion et prudence selon la jeune femme.

La simplicité du local contraste bien avec la nature des activités qui s’y mènent. Un atelier aux allures de maison d’habitation. A plein temps, JO y travaille les pierres précieuses. Entre la gemmologue et les bijoux, c’est une passion qui dure depuis la tendre enfance. «  J’ai toujours adoré les bijoux depuis toute petite. Je suis dans les bijoux depuis 2014. J’ai étudié l’or, j’ai étudié l’argent, j’ai étudié toutes les techniques de la bijouterie d’abord ici. Ensuite j’ai voulu pousser plus loin pour développer mon business. Et ici au Burkina, il n’y avait pas de gemmologue. Et pour proposer des bijoux de qualité à mes clients, il fallait bien que j’aille étudier le diamant. C’est pourquoi j’ai été me former en diamant à Anvers, une ville belge considéré comme la capitale du diamant. J’ai étudié le diamant taillé»

Après des études en Banque et finances, Juliette a travaillé dans le domaine des travaux publics avant d’être rattrapée par sa passion des pierres précieuses. Aujourd’hui, avec son fiancer, elle est responsable de « Afrique Bijoux », une entreprise de fabrication et de commercialisation des bijoux à base de pierres précieuses. «Je travaille beaucoup avec les bijoutiers. Tous les matins je suis disponible jusqu’à 10h-10h30 pour tous ceux qui viennent pour le dorage. Je suis permanemment en contact avec les clients même si parfois je suis bousculée.  J’ai toute sorte de clientèle, hommes comme femmes. Y’a des hommes qui achètent pour leur femmes parfois pour eux-mêmes et y’a aussi des femmes qui se font elles-mêmes plaisir en achetant des bijoux », dit-elle.

Si aujourd’hui, JO est une jeune femme fière de l’aboutissement de son projet, cela n’a pas toujours été évident à ses débuts en 2013. Investir dans les pierres précieuses au Burkina représentait un gros risque aux yeux de ses proches, se rappelle-t-elle.  « Si je devais écouter les proches et tout, je n’allais jamais faire cette formation. On m’a dit au Burkina ici, les gens n’ont pas à manger, ce n’est pas le diamant ils vont acheter (rires…) On m’a découragé avec tous ces trucs là, mais j’ai foncé. Je me suis dit que pour se démarquer du lot, il faut faire quelque chose d’extraordinaire ! »

Sans trop de publicité pour des raisons de sécurité, Juliette Ouattara construit petit à petit son empire. Afrique Bijoux exporte déjà ses produits dans la sous-région Ouest-africaine et vise tous le continent dans les années à venir.

AZ

 

 

 

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