Méthodes contraceptives : « Mon organisme ne supporte pas les hormones, j’ai opté pour le collier » (Sarah)

Aborder le sujet de la méthode contraceptive avec Sarah, jeune femme de 30 ans lui rappelle des souvenirs désagréables qui ne l’ont cependant pas découragée à en adopter une. Mariée et mère de deux enfants, Sarah Ouédraogo planifie désormais la naissance de ses enfants avec le collier.

 

Mousso News (MN) : Qu’est-ce qui vous a amenée à utiliser une méthode contraceptive ?

Sarah  (SO)  :  Je n’avais jamais utilisé une méthode de contraception. Je n’y pensais même pas car pour moi, les choses allaient être comme je l’avais pensé – c’est-à-dire- ne pas avoir de relation sexuelle avant le mariage. Malheureusement à 26 ans, je suis tombée enceinte. J’ai saigné pendant deux mois. Les résultats des examens ont révélé que c’est une grossesse extra-utérine (GEU). Il a fallu donc couper une trompe. J’ai dû donc adopter une méthode pour éviter une autre grossesse extra-utérine.

MN : Pourquoi en avez-vous adopté plusieurs types ?

SO : Aucune des méthodes hormonales ne m’a réussi. J’ai commencé avec la pilule, puis les injectables, le DEU et l’implant. Je n’ai pu supporter aucune ou du moins, mon organisme n’a pu supporter aucune de ces hormones. Chaque fois, il y a des effets secondaires. Et j’en souffrais.

J’en ai souffert pendant près de cinq ans. Mon époux aussi. Parce que mes cycles se sont perturbés. Ils nous étaient difficile d’avoir des rapports sexuels comme on le voulait. A cela, s’est ajoutée la peur de ne pas pouvoir faire un autre enfant. Ensemble, on a fini par décider d’arrêter ces méthodes hormonales. Six mois après, j’ai pu faire mon deuxième enfant.

MN : Malgré cette incompatibilité de votre organisme avec les hormones, vous ne vous êtes jamais découragée. Pourquoi ? Et quelle méthode utilisez-vous en ce moment ?

SO : La venue d’un enfant doit être planifiée. Tant qu’on ne souhaite pas avoir un enfant il faut se mettre sous une contraception. J’ai fini donc par adopter la méthode du collier. Le seul souci du collier est qu’il faut avoir un cycle de 26 ou 32 jours. Mon cycle est de 28 jours, mais j’ai su m’adapter.

Le collier n’a pas d’effets secondaires et n’entraîne aucune procédure. Il ne requiert généralement pas d’équipement et aide la femme à connaitre son corps. J’ai aussi la chance d’avoir un mari compréhensif qui m’aide beaucoup dans l’utilisation de cette méthode.

MN : Connaissez-vous des femmes qui sont dans la même situation que vous ?

SO :  Oui beaucoup de femmes ne supportent pas les méthodes contraceptives à cause des effets secondaires. Et ce sont ces effets secondaires qui créent certaines interprétations négatives  sur les méthodes. Je pense que nos agents de santé doivent communiquer sur cet aspect. Plusieurs femmes ont fini par abandonner les méthodes à cause des effets secondaires alors qu’elles souhaitent planifier. Je plaide également pour l’information très détaillée sur les méthodes de contraception.

Propos recueillis par BK

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