Mousso ka sou : c’est aujourd’hui au théâtre de l’amitié de Bobo-Dioulasso

‘’Mousso ka sou’’ ou la nuit de la femme. L’initiative est de Lamine Sanou, engagé pour le bien-être des femmes. Depuis 9 ans, il organise cet évènement dont l’objectif est de magnifier la femme.

‘’Mousso Ka Sou’’, il s’agit de quoi exactement ?

En effet, la communauté internationale célèbre chaque 8 mars la journée internationale de la femme. Cette journée est une occasion pour les femmes de se pencher sur les problèmes qui minent leur quotidien mais aussi des moments pour glorifier et magnifier la femme à travers diverses manifestations. « MOUSSOW KA SOU » ou la nuit des femmes se veut donc un cadre annuel d’épanouissement, de rencontres, d’échanges et de brassages entre les femmes de la ville de Bobo en dehors des grands  » djandjoba » et bals populaires. Ce cadre au-delà de l’aspect festif vise à créer un cadre d’expression ou le thème de la journée est exposé tout au long de la soirée. En somme c’est un cadre d’apprentissage des droits de la femme.

Vous êtes à combien d’édition ?

Nous sommes à notre 9ème édition sans interruption. La première édition a eu lieu en 2013.

Quel est l’objectif de cet évènement dédié aux femmes ?

Le véritable objectif de cette soirée, au-delà de l’aspect festif  est de rappeler les rôles et les devoirs de la femme dans la société. Nous assistons de plus en plus à une évolution de la lutte féminine, ce qui n’est pas mauvais en soi. Il convient toutefois de toujours rappeler que cette lutte n’est guerre contre les hommes. Il y a aujourd’hui beaucoup d’hommes engagés pour l’épanouissement de la femme. Il s’agira donc au cours de cette journée,  rappeler la complémentarité entre ces deux êtres dont l’une ne pourra aller mieux que l’autre.

Comment se prépare l’édition 2021 dans ce contexte de Covid-19 ?

Nous sommes au jour-j. Tout est fin prêt. Le contexte de la Covid-19 nous oblige aux respects des mesures barrières. Ce qui n’est pas évident. Mais nous allons au mieux demander aux participants de porter de masques. Nous allons aussi disposer du gel hydro alcoolique à l’entrée de la salle du concert.

Quelles peuvent être les difficultés dans l’organisation d’un tel évènement ?

Les difficultés ne manquent pas et c’est toujours dans le cadre d’accompagnement c’est-à-dire le sponsoring. Organiser un tel évènement demande beaucoup de moyens et c’est toujours très difficile de financer par sa poche. Heureusement il  toujours certaines bonnes volontés, des mécènes qui sont toujours prêts à nous accompagner dans la mesure de leur possibilité sans quoi, il faut dire que ça n’allait pas être évident de tenir pendant ces 9 années.

Y’a-t-il un engouement des femmes ?

Nous disons Al-amdoulillah depuis la toute première édition. À chaque soirée de 8 mars les femmes prennent d’assaut les gradins du théâtre de l’amitié. Et il faut dire que c’est ce qui nous donne l’envie et le courage de toujours continuer.

Quel est votre message à l’endroit des femmes ?

C’est de dire aux femmes que c’est pour elles et grâce à elles que nous tenons toujours et les appeler à toujours continuer à nous soutenir en sortant toujours massivement pour nous donner la force de leur faire plaisir. Permettez-moi également de saluer tous ceux qui nous soutiennent sans rien attendre en retour, je veux parler de nos mécènes.

Par Bassératou Kindo

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