MUFED-BF : Une ex-caissière condamnée à rembourser près de 8 millions FCFA détournés

Une ancienne caissière de la Mutualité Femmes et Développement du Burkina Faso (MUFED-BF) a été à la barre de la chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Ouaga I pour abus de confiance. Elle a été reconnue coupable d’avoir détourné 7 973 700 FCFA appartenant aux membres de l’institution de microfinance, elle écope d’une peine de 12 mois d’emprisonnement ferme, d’une amende d’un million de FCFA et devra rembourser l’intégralité des fonds détournés.
Les faits remontent à 2025, lorsque la MUFED-BF entreprend de moderniser son système de gestion. Cette réforme permet de mettre au jour un important déficit de caisse. Les vérifications effectuées révèlent un manque de 7 973 700 FCFA, conduisant la direction à déposer une plainte contre la caissière, rapidement soupçonnée d’être à l’origine des détournements.
À la barre, la prévenue reconnaît avoir utilisé les fonds à des fins personnelles. Interrogée par le président du tribunal, elle déclare ne pas être en mesure de préciser le montant exact qu’elle a prélevé. Elle confie toutefois que les retraits frauduleux ont commencé dès 2022.
Le représentant de la MUFED-BF explique que c’est grâce au nouveau dispositif de contrôle mis en place que l’institution a pu déterminer avec précision le montant des sommes détournées. Il rappelle que l’argent provenait des dépôts effectués par les membres de la mutualité et demande le remboursement intégral du préjudice subi.
Dans ses réquisitions, le procureur du Faso estime que les éléments du dossier ne laissent place à aucun doute sur la culpabilité de la prévenue. « Chargée de recevoir les dépôts des membres de la MUFED-BF, elle a malheureusement confondu la caisse de l’institution avec son sac à main », déclare-t-il, avant de requérir une peine de 24 mois d’emprisonnement, dont six mois ferme, ainsi qu’une amende d’un million de FCFA.
La défense, pour sa part, plaide la clémence. L’avocat souligne que sa cliente est une délinquante primaire et produit un document relatif à son état de santé. Il demande au tribunal de lui accorder une chance de retrouver la liberté afin qu’elle puisse exercer une activité et rembourser progressivement les sommes dues à la MUFED-BF.
Après examen du dossier, le Tribunal de grande instance de Ouaga I déclare la prévenue coupable des faits d’abus de confiance. Il la condamne à 12 mois d’emprisonnement ferme et à une amende ferme d’un million de FCFA. Le tribunal fait également droit à la demande de la partie civile en ordonnant le remboursement de 7 973 700 FCFA à la MUFED-BF, en réparation du préjudice économique subi.
Source : Zoodomail.com
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