Ouagadougou : 3175 usagers en 3 jours pour non port de casque

Le port du casque obligatoire est strictement obligatoire pour les conducteurs de 2 roues et 3 roues à Ouagadougou et sur tout le territoire burkinabè depuis le 01 octobre 2026. En 3 jours, 3175 usages ont été contrôlés. Un bilan a été dressé par la Police Nationale le lundi 5 octobre 2026 à Ouagadougou.
Depuis le jeudi 1er octobre 2026, le port du casque est strictement obligatoire pour les conducteurs de deux et trois roues à Ouagadougou et sur toute l’étendue du territoire. En trois jours, 3 175 usagers ont été contrôlés.
La Police Nationale du kadiogo à travers sa direction régionale a dressé le bilan de ces premiers jours d’application avec la presse l’ors d’une sortie dans 5 postes de contrôle de la ville de Ouagadougou ce lundi 05 octobre 2026.
Près de 1600 contrevenants ont été verbalisés selon le contrôleur général de police Abdoul Aziz Yonli. Ces usagers ont récupéré leurs engins après présentation d’un casque. Les amendes forfaitaires ont rapporté près de 3 561 000 FCFA aux caisses de l’État.
Les opérations sur le terrain s’inscrit dans le cadre des instructions du Directeur Général de la Police Nationale. Après l’opération nommée »bouclier tête » qui consiste à sensibiliser les usagers au port du casque, la phase répressive a été lancé avec »Bouclier tête dur », à la suite du communiqué du ministre de la sécurité annonçant des sanctions depuis le 1er octobre.
Se référant aux chiffres, on constate une adhésion progressive des usagers à cette opération . Près de 2000 contrevenants le 01 octobre, près de 600 le 2 octobre, et près de 600 Les chiffres traduisent une adhésion progressive : près de 2 000 contrevenants le premier jour et près de 500 le 03 octobre. Ces chiffres montrent que les gens ont pris conscience de la mesure selon le directeur général. Il estime que près de 95 % des conducteurs de deux et trois roues portent désormais leur casque.
« Porter le casque de sécurité, c’est se protéger soi-même d’abord et protéger sa famille. C’est un acte civique », a-t-il déclaré. Il a également indiqué que les premiers jours de l’opération coïncident avec une baisse des décès liés aux accidents de la route.
Sur le terrain, les agents font état d’une large adhésion, tout en relevant des cas de résistance. Le Lieutenant de police Sawadogo Jean Ignace, chef de dispositif de l’opération « Bouclier tête dur », indique que 31 engins avaient été saisis depuis 9 h 30 sur son point de contrôle. Sur une centaine de conducteurs, seuls deux ou trois ne portaient pas de casque.
Certains usagers font demi-tour dès qu’ils aperçoivent les agents. D’autres accrochent leur casque à la moto, le posent sur la tête sans l’attacher ou le portent sur la nuque. Ces cas sont assimilés à un non-port. Les motos sont conduites au Service régional de la circulation et de la sécurité routière où une amende de 3 000 FCFA est appliquée, sous réserve de la présentation d’un casque.
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Du côté des usagers, les avis sont partagés. Ousseni Sawadogo, attaché d’administration, interpellé parce que son passager n’avait pas de casque, dit approuver la mesure : « c’est pour notre vie même ». Nikiema Emmanuel évoque la difficulté de s’équiper pour les budgets modestes, tout en affirmant ne pas refuser le port du casque.
Pour l’instant, la répression vise surtout les conducteurs, les passagers étant principalement sensibilisés. Le Directeur régional annonce toutefois une prochaine opération, « Bouclier double tête », qui prendra aussi en compte les passagers.
Safieta Kéregué (Stagiaire)/MoussoNews
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