Ouagadougou : Avec le RECA, Banda veut structurer et professionnaliser le e-commerce africain

Le secteur du commerce en ligne connaît une progression notable en Afrique de l’Ouest, mais reste confronté à de nombreux défis structurels. C’est dans ce contexte que s’inscrit le Rassemblement des e-commercants africains (RECA), une initiative portée par Banda Fatao. Il est prévu du 12 au 13 juin 2026 à Ouagadougou avec environ 1 000 participants pour la journée des panels et entre 500 et 700 personnes pour les formations.
Selon le promoteur Banda Fatao, l’idée du Rassemblement des e-commercants africains (RECA) est née du constat que de nombreux acteurs du commerce, bien qu’actifs, peinent encore à développer leurs activités en raison de difficultés liées à la logistique, aux paiements en ligne et à l’accès aux outils numériques.
Face à ces obstacles, l’objectif est de créer un cadre d’échanges réunissant commerçants, entrepreneurs et porteurs de projets du continent africain et au-delà, afin de proposer des solutions concrètes adaptées aux réalités du terrain.
Abordant l’état du numérique au Burkina Faso, le promoteur du RECA souligne une évolution positive ces dernières années. L’adoption progressive des achats en ligne et la prise de conscience des opportunités offertes par le digital traduisent une transformation en cours.
Cependant, il note que des résistances persistent, notamment une certaine méfiance vis-à-vis du commerce en ligne et de son potentiel pour améliorer la productivité et les ventes.

Une plateforme panafricaine ouverte
Le RECA se veut inclusif. Aucune limitation géographique stricte n’a été fixée pour cette première édition. Toute personne intéressée par le commerce ou le e-commerce, qu’elle soit en Afrique ou hors du continent, peut y participer.
L’événement ambitionne de fédérer les acteurs autour du partage d’expériences, de formations et de réflexions communes pour structurer un véritable réseau africain du commerce numérique.
Panels, formations et networking au programme
Le programme s’étale sur 3 jours. Le premier jour est consacré aux panels accessibles gratuitement. Le 2e jour propose des formations intensives autour de thématiques clés telles que le e-commerce, le marketing digital, la cybersécurité, l’intelligence artificielle ou encore la création de boutiques en ligne.
Le 3e jour est dédié à une soirée de networking réservée aux détenteurs de billets VIP, favorisant les échanges entre participants et professionnels du secteur.
La particularité du RECA réside dans son approche pratique. Le promoteur insiste sur le fait que les formations ne sont pas uniquement théoriques. Elles visent à permettre aux participants de lancer ou développer une activité digitale immédiatement après l’événement, avec un accompagnement post-formation.
Les sessions sont assurées par des experts, dont notamment Saran Sidibé du Mali, reconnue dans le domaine de l’intelligence artificielle et du marketing digital, ainsi que Soumeya du Burkina Faso.

Un appui institutionnel
L’initiative bénéficie de l’accompagnement de la Chambre de commerce et d’industrie du Burkina Faso ainsi que du ministère en charge du Commerce, qui apporte un soutien technique au projet.
Les organisateurs espèrent réunir environ 1 000 participants pour la journée des panels et entre 500 et 700 participants pour les formations. Au-delà des chiffres, l’objectif principal reste la transformation des pratiques commerciales et l’ouverture des marchés locaux vers l’international.
Annick HIEN/MoussoNews
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