Paludisme au Burkina : 7 349 425 cas et 1 961 décès en 2025, les femmes des médias appelées à renforcer la lutte

Réunies le 21 avril 2026 à Ouagadougou, des femmes des médias communautaires et productrices de contenus ont pris part à un atelier initié par l’Association Vision Nouvelle (AVN). Objectif : renforcer leur engagement contre le paludisme, qui a causé 7 349 425 cas et 1 961 décès au Burkina Faso en 2025.
Le paludisme demeure l’un des principaux défis de santé publique, malgré les efforts déployés. Son évolution reste fortement liée aux comportements communautaires, aux décisions prises au sein des ménages et à l’appropriation durable des mesures de prévention et de prise en charge.
Face à cette réalité, l’Association Vision Nouvelle (AVN), à travers l’initiative Voix Essentielles, Femmes et Paludisme, entend mobiliser davantage les femmes comme actrices de changement.
À l’occasion de la Journée mondiale du paludisme 2026, célébrée sous le thème « Mettre fin au paludisme : maintenant, c’est possible. Agissons maintenant », l’organisation prévoit un atelier d’engagement destiné aux femmes des médias communautaires et aux productrices de contenus.
Cette rencontre vise à renforcer leurs connaissances sur les enjeux du paludisme, à améliorer leur compréhension des messages liés à la prévention, au diagnostic et à la prise en charge, tout en valorisant le leadership féminin comme levier de mobilisation sociale.

L’initiative mise également sur le rôle stratégique des femmes journalistes, influenceuses et communicatrices, dont la parole est souvent jugée plus accessible et crédible au sein des communautés, notamment sur les questions de santé et de bien-être familial.
En réunissant environ 25 participantes issues des médias, de la production de contenus, des structures sanitaires et de la société civile, AVN ambitionne de créer une synergie durable entre femmes des médias et ambassadrices communautaires de l’initiative Kam Pougdba, qui valorise la figure de la « tante » comme médiatrice sociale et porteuse de valeurs.
Annick HIEN/MoussoNews



