Raïssa Yvonne, de la formation à l’engagement contre les VBG

Juriste de formation et engagée dans la vie associative, Dofinihan Raïssa Yvonne Tamini a renforcé son combat contre les violences basées sur le genre. Ce, grâce à des formations du Centre d’information et de formation en matière de droits humains (CIFDHA), dans le cadre du projet FASOVEIL. Elle est désormais mieux outillée pour orienter et accompagner les victimes. Surtout sur les plans juridique et judiciaire.
Raïssa est directrice exécutive par intérim de l’Association Femme et Vie. Une organisation créée en 2005 et active dans plusieurs domaines liés aux droits humains. À travers cette structure, elle défend de nombreuses causes, notamment les droits des femmes, la cohésion sociale, l’action humanitaire, la santé sexuelle et reproductive des adolescent·e·s…
Mais depuis les formations reçues dans le cadre du projet FASOVEIL, la lutte contre les violences basées sur le genre a pris une place encore plus concrète dans son engagement. Raïssa dit mieux comprendre aujourd’hui les mécanismes de prise en charge et les voies de recours offertes aux victimes. Elle est désormais capable de les assister et de les orienter vers les structures compétentes.
Raïssa est directrice exécutive par intérim de l’Association Femme et Vie. Une organisation créée en 2005 et active dans plusieurs domaines liés aux droits humains. À travers cette structure, elle défend de nombreuses causes, notamment les droits des femmes, la cohésion sociale, l’action humanitaire, la santé sexuelle et reproductive des adolescent·e·s…
Mais depuis les formations reçues dans le cadre du projet FASOVEIL, la lutte contre les violences basées sur le genre a pris une place encore plus concrète dans son engagement. Raïssa dit mieux comprendre aujourd’hui les mécanismes de prise en charge et les voies de recours offertes aux victimes. Elle est désormais capable de les assister et de les orienter vers les structures compétentes.
Le renforcement de ses capacités s’inscrit dans une dynamique collective. Investie dans la vie associative, elle fait partie d’un groupe de travail mis en place par la Commission nationale des droits humains (CNDH). C’est dans ce cadre qu’elle a été retenue pour bénéficier de la formation. « Raïssa figurait sur la liste d’un groupe de travail mis en place par la CNDH dans le cadre d’une initiative. Le CIFDHA devait renforcer les capacités de ce groupe. C’est ainsi qu’elle a été désignée parmi les structures sélectionnées », explique Aristide Ramdé, coordonnateur du projet FASOVEIL du CIFDHA.
Grâce à cette formation, Raïssa maîtrise désormais mieux les différentes possibilités de saisine de la CNDH. Selon elle, une victime peut saisir l’institution par courrier physique, par voie postale avec accusé de réception, par mail, via le site web, le numéro vert ou encore le contact WhatsApp de la commission. Ces informations, qu’elle ne maîtrisait pas forcément auparavant, sont aujourd’hui devenues des outils utiles dans son travail associatif.
Au sein de son association, Raïssa ne garde pas ces connaissances pour elle seule. Elle les partage avec les autres membres, mais aussi avec des structures sœurs. La jeune dame est ainsi devenue un relais dans la prévention et la prise en charge des violences basées sur le genre. Elle affirme aussi avoir appris les attitudes à adopter pour mieux écouter les survivant·e·s, conformément au manuel de la CNDH.
Les effets de cette formation se font déjà sentir dans l’association. Dembélé Hubert, chargé du suivi-évaluation, reconnaît que cet apprentissage a permis à plusieurs membres de mieux comprendre le fonds d’assistance judiciaire et les voies de saisine de la CNDH. « Beaucoup n’étaient pas au courant et ne savaient pas comment accéder à ce fonds. Certains avaient des préoccupations liées aux VBG mais ignoraient comment formuler une plainte ou dénoncer les faits. La formation a donc renforcé nos connaissances », confie-t-il.
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Selon Raïssa, les compétences acquises permettent aujourd’hui aux membres de l’association de mieux accompagner les victimes. Mais cet accompagnement, insiste-t-elle, doit se faire avec précaution. Parmi les principes à respecter, elle cite le consentement éclairé de la victime, le choix de mots adaptés à la sensibilité de la situation, la patience, l’écoute attentive, le respect du rythme de parole. Sans compter la possibilité pour la victime d’être entendue en présence d’une personne de confiance.
À l’issue de ces formations, Raïssa se voit désormais comme un maillon d’une chaîne plus large de lutte contre les violences basées sur le genre. Elle appelle les acteurs et les communautés à se mobiliser davantage. « Soyons tous mobilisés, car les VBG peuvent toucher votre sœur, votre fille, votre mère… Ensemble, disons stop aux VBG », lance-t-elle.
Dans le cadre de FASOVEIL, le CIFDHA met en œuvre le projet intitulé : « Renforcer le suivi citoyen des politiques publiques en matière de justice et de droits humains par les jeunes au Burkina Faso ».
Mousso News avec Studio Yafa



