Réseau d’accès aux médicaments essentiels : l’heure est au bilan

Le lundi 20 janvier 2020 à Ouagadougou, le réseau d’accès aux médicaments essentiels a présenté à la presse son rapport alternatif citoyen de 2019 sur la santé. Un rapport qui fait l’état des lieux de l’accès aux soins de la mère et de l’enfant au Burkina Faso.

Organisation de la société civile du Burkina Faso, le réseau d’accès aux médicaments essentiels (RAME) s’est donné pour mission d’influencer les politiques publiques de santé pour un accès équitable des populations aux soins de santé. Elle a présenté son rapport de 2019, qui est une contribution des organisations de la société civile  pour mieux apprécier la situation de l’accès des usagers aux soins en comparaison avec les rapports produits par les structures publiques.

Pour atteindre ses objectifs, un dispositif de veille citoyenne dont observatoire citoyen sur l’accès aux services de Santé(OCASS) a été mis en place. L’un de ses objectifs est de renforcer les connaissances des usagers des services de santé sur leurs droits et devoirs.

Selon Aisha Soulama, responsable du comité politique et systèmes de santé, la veille citoyenne de l’OCASS en 2019 a couvert particulièrement l’accès des patients de paludisme, de tuberculose et VIH aux soins de santé ainsi que la mise en œuvre des mesures de gratuité des soins pour les femmes enceintes et les enfants de moins de 5 ans.

D’après les données, 485 centres de santé ont été visité par les collecteurs dans les 13 régions et 10888 personnes ont été interviewées dont 7744 sont des patients. « 84% des patients de paludisme et 15% des femmes enceintes et les accompagnants des enfants de moins de 5 ans ont eu recours à des pharmacies externes pour satisfaire leurs ordonnances », informe Aisha Soulama. Pour elle, l’OCASS est une force de proposition.

Par ailleurs, elle a formulé des recommandations à l’endroit des autorités burkinabè. Ces recommandations sont entre autres, la formation des personnels des centres de santé sur l’approche centrée sur le patient pour améliorer la communication entre les prestataires et les usagers des services de santé, l’harmonisation des prix des prestations et des médicaments.

Cheick Abass KOALA/Stagiaire

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