SIAO 2026 : Thérèse Nikiema fait découvrir les crevettes du barrage de Koubri

Au sein du SIAO, les découvertes ne se limitent pas aux objets d’art et aux créations artisanales. Au détour des étals, les produits locaux sont aussi au rendez-vous. Celle de Thérèse Nikiema, venue de Koubri avec ses crevettes et son poisson fumé, en est une. Leur couleur rose bien disposé sur les etales attirent quelques femmes qui s’y arrêtent.
Faire un tour au SIAO, c’est aussi prendre le temps de découvrir ce que le Burkina Faso produit. Du côté des restaurateurs sur le site, les produits halieutiques et leurs dérivés occupent les étals. Après quelques tours, une vendeuse attire l’attention avec ses crevettes.
Elles sont 100% burkinabè, et plus précisément issues du barrage de Koubri, une vingtaine de kilomètres de Ouagadougou.
Derrière ces petits crustacés séchés et frits, il y a Thérèse Nikiema. Venue de Koubri, elle est bien connue dans sa localité pour la vente de crevettes. Au SIAO, elle propose également du poisson fumé.

Des crevettes du barrage à l’assiette
Pour se procurer ses crevettes, Thérèse Nikiema se tourne vers les pêcheurs du barrage de Koubri. « Les pêcheurs pêchent, on part s’en procurer avec eux », explique-t-elle.
Mais avant d’arriver sur les étals, les crevettes passent par plusieurs étapes de préparation. Une fois récupérées, elles sont lavées trois fois pour retirer le sable qu’elles contiennent. Elles sont ensuite salées, frites, puis étalées au soleil pour sécher.
Ce processus, selon la vendeuse , permet de les conserver pendant environ 3 mois sans qu’elles se gâtent.
Le kilogramme, elle l’achète à 5 000 F CFA et les revends en gros à 6 000 F CFA. Au SIAO, Thérèse les propose en bols de 1 000 et 2 000 F CFA.

Un assaisonnement naturel pour relever les sauces
Les crevettes sont connues pour être des assaisonnements naturels pour relever le goût des sauces.
Bien que les crevettes de Thérèse puissent être manger instantanément, elles ne sont pas seulement destinées à être consommées telles quelles.
« Pour le Maggi, on pile les crevettes et on assaisonne les sauces. Ça sera comme les cubes industriels », précise la vendeuse.
Installée depuis le début du salon, elle observe les visiteurs qui s’arrêtent devant ses produits.
« Comme c’est le début, le marché est passable. Mais c’est satisfaisant. Les gens apprécient et s’en procurent aussi », confie-t-elle.

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Certains visiteurs découvrent les crevettes burkinabè et trouvent leur prix élevé. D’autres, qui connaissent déjà le produit, savent ce qu’il vaut.
« Ceux qui ne connaissent pas disent que c’est cher, mais les connaisseurs savent que c’est leur vrai prix », souligne-t-elle.
Malgré ces réactions, la vendeuse apprécie l’affluence au SIAO. Pour elle, le salon représente une occasion de vendre et de rencontrer de nouveaux clients.
« Le SIAO est une bonne chose. Les gens viennent beaucoup et ils payent. Notre souhait premier, c’est qu’ils payent. Et ils payent, c’est suffisant », affirme-t-elle.
Vendre au SiAO profitant de son affluence, Thérèse y voit une aubaine pour écouler sa marchandise. Elle espère ainsi faire connaître davantage les crevettes de Koubri et se faire une nouvelle clientèle quelle pourra fidéliser même après le SIAO. .
Diane SAWADOGO/ MoussoNews
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