SNC 2026 : Avant la fête, il y’a l’effort

Vendredi 24 avril 2026, Bobo-Dioulasso. À la veille de l’ouverture officielle de la Semaine Nationale de la Culture, la ville s’anime déjà… loin des projecteurs. Ici, la fête ne commence pas sur scène, mais dans l’effort discret de celles et ceux qui s’activent dans l’ombre.

Dans les rues et aux abords des sites, l’ambiance monte progressivement. Les premiers vendeurs s’installent, proposent de quoi grignoter, tandis que festivaliers et participant·e·s peaufinent les derniers préparatifs. Partout, ça bouge. Ça s’interpelle. Ça s’organise.
Des stands prennent forme, des tissus multicolores s’étalent, les espaces se dessinent peu à peu. « Eh ma chérie, pardon viens voir, ça là c’est un tissu orange ou rouge ? », lance une exposante, en pleine installation, arrachant quelques sourires autour d’elle.
Un peu plus loin, Dame Millogo, visiblement fatiguée mais déterminée, ne cache pas les réalités du terrain : « On a presque fini, l’installation se passe bien… mais depuis le matin, nous n’avons pas eu le temps de manger. On s’attèle pour que tout soit parfait, comme en 2024 », informe-t-elle en souriant.
Non loin de là, Moussa, manutentionnaire mobilisé pour l’événement, transporte des cartons entre deux stands. La sueur au front, il souligne : « Depuis ce matin, on n’arrête pas. Il faut que tout soit prêt avant demain. C’est fatigant, mais on est fiers de participer à ça. La SNC, c’est pour tout le monde ».

Autour d’eux, le décor continue de se construire : des box en montage, des tables en décoration, des congélateurs installés à la hâte. Les cartons s’ouvrent, les marchandises s’exposent, les parkings commencent à se remplir. La foire de la SNC prend vie, pièce par pièce.
Dans cette effervescence, les femmes sont déjà au cœur de l’action. Présentes dans les stands, dans l’organisation, dans les préparatifs, les décorations, elles posent les bases de ce qui sera, dès demain, une grande célébration culturelle.
Pour cette édition 2026, plus de 750 000 festivaliers sont attendus, venus de divers horizons. Mais ce soir, à Bobo-Dioulasso, ce n’est pas encore le spectacle. C’est le travail. L’engagement, la préparation ; car avant la fête… il y a l’effort.
Annick HIEN/MoussoNews



