« SWEDD a contribué à augmenter le taux de scolarisation et de maintien des filles à l’école » Dr Prince Comlan Eugène Adjovi

Docteur Prince Comlan Eugène Adjovi, économiste de santé est le coordonnateur du projet d’Autonomisation des Femmes et du Dividende Démographique au Sahel (SWEDD) Bénin. Interview

« SWEDD a contribué à augmenter le taux de scolarisation et de maintien des filles à l’école » Dr Prince Comlan Eugène Adjovi 2
Docteur Prince Comlan Eugène Adjovi à la 7e session ordinaire du comité régional de pilotage SWEDD

–        Présentez-vous à nos lecteurs

Je suis Docteur Prince Comlan Eugène Adjovi, économiste de santé et coordonnateur du projet SWEDD Bénin.

–        Quels sont les défis de l’autonomisation des femmes et de la jeune fille au Bénin ?

Au Bénin, les défis de l’autonomisation des femmes et de la jeune fille sont énormes. Parmi tant d’autres, nous pouvons citer le défi de l’éducation de façon générale et celle professionnelle pour les non scolarisés et celles scolarisées, l’enseignement technique professionnel, l’apprentissage de métiers et l’autonomisation à haut impact durable pour les filles.  

–        Quels sont les inégalités les plus fréquentes au Bénin en matière d’autonomisation des femmes ?

Il y’a diverses formes d’inégalités comme dans tout autres pays. Mais les plus fréquentes au Bénin sont celles basées sur les droits des filles et des femmes, les inégalités à l’éducation sont un peu réduites grâce aux efforts fournit par le gouvernement avec l’accompagnement des partenaires techniques et financiers.

Lire aussi:    « L’apport concret de SWEDD au Niger est l’initiative des écoles des maris » Saidou Kaboré, Représentant Résidant de UNFPA au Niger – Mousso News

–        Qu’est-ce que le projet SWEDD a apporté comme changement ?

Comme changement au Bénin, le projet SWEDD a contribué à augmenter le taux de scolarisation et de maintien des filles à l’école.

Depuis 2020, SWEDD fait l’effort d’octroyer des kits scolaires complets modernes à plus de 30 000 filles des cours moyens, 1e ,2e année au cours primaire et 6e à la terminale, des filles de 8 à 24 ans. De façon cumulée, nous avons déjà réalisé plus de 118 000 distributions de kits au profit des filles issues des milieux vulnérables et pauvres.

Il y’a l’éducation des filles à la reconnaissance de leur compétence de vie, à la santé reproductive dans des espaces surs, à l’appui à l’autonomisation. Nous avons sur toute l’étendue du territoire, 770 espaces sûr qui encadrent et éduquent les filles à reconnaitre leur compétence de vie, à reconnaitre leurs droits et savoir se défendre dans la société. Il y’a également des formations aux métiers visant à leur permettre de prendre l’initiative d’autonomisation. De plus, il y’a un éveil communautaire qui est fait au profit des populations qui n’étaient pas au parfum des initiatives, des interventions, ou actions à prendre pour stimuler la capture du dividende démographique.

–        Quels est le retour des bénéficiaires ?

Nous avons des retours importants. Il nous est rapporté dans nos communautés que nous avons la reconnaissance des moyens de défenses, de sensibilisation, la reconnaissance des droits des filles et des femmes en générale.

Les acteurs communautaires, traditionnels et religieux reconnaissent aujourd’hui ce qui se fait de bon ou de mauvais dans nos traditions, et cultures. Beaucoup étaient ignorant des faits générateurs de violences, de viols et des violence basées sur le genre tels que le retrait des filles de l’école, les mariages forcés, les grossesses précoces, les harcèlements au milieux scolaires…

Mais grâce au projet SWEDD et aux initiatives du gouvernement, les populations savent reconnaitre ces faits. Aujourd’hui si une fille est victime de mariage forcé, elle peut elle-même se défendre ou demander le soutien des acteurs en charge de la lutte contre les violences basées sur le genre.

–        Quelles sont les perspectives ?

Nous voulons garder cet éveil de conscience plus actif dans l’esprit de la communauté et de changer les comportements de façon durable mêmes après le projet.

A la fin de SWEDD, il faudrait que les acteurs de développement et la communauté maintiennent ou gardent les habitudes et qu’ils contribuent à la longue à changer durablement les conditions de vie des filles et des femmes dans nos ménages, nos communautés, nos communes et départements et de façon globale, dans le pays.

Annick HIEN/MoussoNews

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