Yéli Monique KAM, candidate à la présidentielle de 2020 : « Je suis là pour défendre les aspirations profondes de tous les burkinabè »

Yéli Monique Kam est candidate à la présidentielle de novembre. Sa priorité : l’éducation qui reste selon elle la seule clé de développement durable du Burkina. Pour elle, être une femme déclarée à la course est la traduction par une femme candidate de défendre les aspirations profondes de toutes les femmes du Burkina Faso pour la préparation et la réussite de la construction de l’avenir de ses filles et fils.

MN: Qui est Madame Yéli Monique KAM ?

Je suis Yéli Monique KAM épouse NGANKAM née le 24 août 1973 à Bobo-Dioulasso, fille de KAM Baga et de KAM Yéli. Je suis djan du groupe ethnique Dagara-Lobi de la Bougouriba. Mon père est un électricien automobile et ma mère ménagère.

Sur le plan académique, j’ai obtenu le CEP et l’entrée en 6me à l’Ecole primaire publique de Colsama à Bobo-Dioulasso. Ensuite, j’ai fait le premier cycle de la 6è à la 3ème au Lycée Mixte Montaigne à Ouagadougou où j’ai obtenu le BEPC et l’entrée en 2cde. J’ai été orientée au Lycée Technique Charles Lavigerie où j’ai obtenu le BAC G1.

J’ai obtenu un DUT option Secrétariat à l’IUT de Université de Bobo-Dioulasso. Ensuite, j’ai obtenu un DUT option Assurances à l’IBAM, Université de Ouagadougou. J’ai poursuivi mes études et j’ai obtenu une licence en Marketing et le Master I&II en Marketing & Stratégie à l’ISPP de Ouagadougou.

Sur le plan professionnel, j’ai fait mes armes dans une multinationale de courtage en assurance pendant quinze (15) ans. Depuis plus de 10 ans, je suis chef d’entreprise. Dans un premier temps en tant qu’une entreprise gérante de points de ventes sous la forme de franchise au profit d’une Multinationale. Depuis 3 ans, je suis dirigeante de mon propre business, une société de courtage d’assurances.

MN: Qu’est-ce qui vous a motivé à vous présenter comme candidate à l’élection présidentielle de 2020 ?

Depuis une dizaine d’années, je reçois des jeunes diplômés sortis en fin d’études. Ces diplômés ont souvent été placés dans mon entreprise par le Ministère de la jeunesse et de l’insertion professionnelle, pour des stages ou des pré-emplois pouvant aboutir à des embauches. J’ai pu observer que ces jeunes diplômés n’ont que des connaissances théoriques et très souvent non productives.

Pourtant, la masse de jeunes diplômés à la recherche d’emplois pourraient constituer un dividende démographique pour notre pays ; un capital humain nécessaire à la transformation économique du Burkina. Hélas !

D’années en années, le constat sur le rendement de nos diplômés reçus en entreprise a été décevant.

J’ai voulu comprendre le sens du livre ouvert dans les armoiries du Burkina Faso. Les  armoiries de notre pays incarnent les valeurs fondamentales de la société burkinabè. Elles reposent sur des symboles tirés de l’histoire et des aspirations du peuple burkinabè. Parmi ces symboles, figure le livre ouvert qui enseigne que le sursaut national ne peut se réaliser que par l’éducation du peuple.

En plus, l’éducation du peuple fait partie de l’un des trois (03) rôles des partis politiques en plus de l’animation de la vie politique et la conquête du pouvoir par les urnes (l’article 5 de la Loi/AN/2001/00032 portant charte des partis et formations politiques au Burkina Faso).

Ce qui me permet de dire que la situation actuelle du Burkina Faso est une conséquence des politiques passées. Cet état de fait est de nature à outrer tout burkinabè

MN: Le MRB existe depuis quand ?

Sous la forme d’un mouvement associatif, le MRB existe depuis 2012 et a contribué à la formation et à l’insertion professionnelle des jeunes diplômés.

Cette contribution est insignifiante face à la dégradation du secteur de l’éducation de notre pays. Seules des actions politiques par la Réforme des lois peut créer les conditions pour le développement de notre pays. C’est pourquoi, le mouvement associatif MRB s’est mué en parti politique en cette année 2020.

MN: De mouvement association à parti politique, pourquoi ce changement ?

Le changement s’est imposé à nous comme un devoir républicain, c’est l’amour inconditionnel de notre mère patrie qui nous appelle à agir résolument sans tarder, à militer pour la REFONTE et la RECONSTRUCTION DU SYSTEME EDUCATIF afin de créer les conditions de la renaissance nationale.  Le MRB a la ferme conviction que l’éducation est l’unique clé de développements durables du Burkina Faso.

 

MN: Quelle est l’idéologie politique ?

Le MRB est un parti de la synthèse idéologique qui met l’homme au cœur de l’action   politique. S’il fallait absolument donner un nom à une telle doctrine, nous l’appellerions SOCIALE – DEMOCRATIE.

 

MN: Quel est le bord de cette formation politique (opposition ou majorité).

Le parti du livre n’est pas encore affilié à un bord politique. Nous aviserons nos militants dès que cela sera nécessaire.

MN: Le MRB, le parti du livre, l’éducation est votre axe prioritaire ? Pourquoi ce volet ?

L’éducation de qualité, le premier secteur de souveraineté de notre pays Peuple du Burkina Faso, est le chemin objectif et positif du développement humain durable.

MN: Qu’est-ce que cela vous fait d’être l’une des femmes déclarée pour la course à la présidentielle ?

Etre une femme déclarée à la course est la traduction par une femme candidate de défendre les aspirations profondes de toutes les femmes du Burkina Faso pour la préparation et la réussite de la construction de l’avenir de ses filles et fils.

A cause de l’importance de l’éducation du peuple, l’offre politique de la candidate cette année incitera certainement les acteurs politiques et les gouvernants du Burkina Faso à recadrer dès maintenant leurs priorités, car la première priorité s’appelle l’éducation de qualité.

MN: Le MRB est-il présent sur tout le territoire burkinabè ?

Le MRB a déjà des correspondants dans toutes les provinces. Il a procédé à un appel à candidatures aux élections législatives jusqu’au 25 août 2020.

MN: D’aucuns diront que vous êtes là pour amuser la galerie ou compléter la liste ? Ça pourrait être le cas ?

Nous avons deux atouts majeurs : d’une part, la pertinence de notre offre politique centrée sur l’éducation de qualité, et d’autre part, et la personne de la candidate vêtue d’une volonté et d’une audace inoxydables dont son parcours en est la preuve.

La démocratie, suppose des démocrates, c’est-à-dire, d’abord, des citoyens bien éduqués.  L’éducation de qualité est capable de guérir tous les maux qui freinent le développement de notre pays tels que la masse croissante de diplômés chômeurs, les mentalités arriérées, l’incivisme, la pauvreté et l’insécurité.

MN: Avez-vous un soutien particulier (formation politique, financier, lobby) ?

Le MRB bénéficie de plusieurs soutiens : Tout d’abord, notre premier soutien, c’est Dieu le Très Haut et Le Tout Puissant ; Il domine sur le règne des Hommes ; Il donne sa vision et une capacité à qui Il veut.

Ensuite, notre soutien provient des femmes leaders de notre pays et certaines à l’étranger qui ont conforté notre conviction et nous assurent de leurs soutiens multiformes.

Enfin, nos militants, amis, sympathisants et contributeurs volontaires de toutes les couches sociales résidents au Burkina et ailleurs qui se sont mobilisés pour soutenir notre offre politique à cause de sa pertinence le développement de notre pays.

Tous, ils n’attendent que l’ouverture d’un appel contribution pour financer intégralement notre campagne.

MN: Quels sont vos rapports avec les autres parties politiques ?

Nous avons naturellement de très bons rapports avec nos sœurs et frères des autres partis politiques avec qui nous partageons ensemble les valeurs fondamentales de la République, à savoir, la liberté, l’égalité, la solidarité et notamment l’acception de la contribution de toutes ses filles et fils.

Le MRB tend la main à toutes les forces de progrès, attachées à la justice et à la fraternité républicaine, à la diaspora burkinabé, à tous ceux qui sont habités par l’amour inconditionnel de ce pays, tous ceux qui sont attachés à la renaissance du Burkina Faso. Je sais combien ils sont nombreux, y compris dans les rangs de la société civile et dans tous les autres partis politiques.

MN: Un message à l’endroit de tous les burkinabè ?

Peuple du Burkina Faso, ensemble, nous avons fait le choix d’une éducation de qualité pour nos enfants. Il nous reste à donner vos voix au MRB, dans les urnes au moment venu. Le MRB, s’engage avec vous, et nous allons ensemble, porter ce choix qui nous tient à cœur d’offrir aux jeunes d’aujourd’hui et de demain,  une éducation de qualité, financée par nous-mêmes. Il est encore possible de remettre le Burkina Faso debout en investissant d’abord dans l’éducation de nos fils et filles, et, dans la formation de notre jeunesse, en créant des emplois décents plus qu’aucun gouvernement de ce pays ne l’a jamais fait avant.

La renaissance du Burkina Faso est en marche. Nous devons y croire, seule la lutte libère, et cette lutte, elle commence, elle est devant nous, et c’est pour la victoire finale.

 

Bassératou KINDO

 

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