🔴[ L’Edito du mois de Juillet 2024 ] |Ces camps et colonies de vacances qui coûtent la peau des fesses

Hors-mis les examens de qualification professionnelle, la quasi-totalité des élèves burkinabè sont en vacances. Une période de repos pour eux et de répit pour les parents qui sont moins stressés par les dépenses (scolarité, restauration, transport, entretien des engins, carburant, fournitures scolaires …).

Mais à peine les élèves ont-ils entamé ces vacances scolaires que certains acteurs de l’éducation, de la culture et du tourisme, de même que les coaches et autres spécialistes en développement personnel leur tendent la perche. En effet, par ces temps censés être de repos pour les bambins, les annonces de camps et colonies de vacances foisonnent, chacun allant de son ingéniosité pour attirer le maximum d’élèves.

Lire ici: đź”´[ L’Edito du mois de Juin 2024 ] |La chicha au fĂ©minin – Mousso News

Circuits touristiques nationaux et sous régionaux (Togo, Ghana, Côte d’Ivoire, Nigéria …), visites de sites, découvertes de pans entiers de la culture, cuisine, art oratoire, lecture, conte, danse, jardinage, développement personnel, peinture, éducation sexuelle, football, basket, sports de combat, tout y est pour offrir des vacances épanouies aux enfants.

Au lieu de laisser les enfants « prendre le contrôle de la télécommande » ou s’adonner à des pratiques peu recommandables surtout chez les adolescents (l’oisiveté étant la mère de tous les vices), ces colonies et camps vacances viennent donc comme des passe-temps pour utilement occuper les élèves, le temps que les vacances durent.

De retour, ils reviennent plus éveillés, plus confiants en eux-mêmes, plus sociables et donc, plus épanouis pour mieux affronter la nouvelle année scolaires.

Le hic, c’est qu’alors que ce laps de temps devait permettre aux parents de souffler financièrement, les colonies et autres camps sont devenus une poche de dépense qui leur donne le tournis, leur coûtent la peau des fesse, avec des frais de participation pouvant atteindre 200 000 F CFA voire plus, en fonction des destinations et de la durée.

Ces colonies et camps vacances ne sont pas certes obligatoires et même que certains parents trouvent les frais abordables. Mais par endroit, pour les familles à revenu modeste qui auraient préféré éviter ces dépenses supplémentaires, la pression des enfants est telle que certains sont contraints de se dépouiller pour inscrire leurs enfants, alors qu’ils doivent dès à présent préparer la prochaine rentrée scolaire.

C’est d’ailleurs pourquoi une bonne partie des parents ont optĂ© pour les « jobs de vacances Â» qui, en plus d’occuper sainement les enfants, leur permettent de se faire de petites Ă©conomies comme argent de poche Ă  la rentrĂ©e ou mĂŞme pour l’achat des fournitures et tenues scolaires, et mĂŞme, la scolaritĂ© entière ou en partie.

En tous les cas, si les colonies et camps vacances semblent une nécessité, la solution pourrait résider dans leur prévision dans le budget familial, au risque de se retrouver dans des difficultés financières qui vont compromettre la prochaine année scolaire. A bon entendeur …

La RĂ©daction

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