25 ans de NAS Mode : Un quart de siècle au service de la formation et de l’autonomisation des jeunes

Défilés de mode, prestations artistiques, témoignages et hommages ont marqué la célébration des 25 ans du centre de formation professionnelle NAS Mode, le samedi 20 juin 2026 à l’hôtel Silmandé de Ouagadougou. L’événement a permis à la promotrice, Safiatou Ouattara/Diallo, de revenir sur le chemin parcouru depuis la création de l’établissement en 2001 et de dévoiler ses ambitions pour les années à venir.
Un quart de siècle après son ouverture, le centre de formation professionnelle NAS Mode a marqué une pause pour regarder le chemin parcouru. Dans une ambiance festive mêlant créations vestimentaires, prestations artistiques et découvertes de talents, anciens apprenants, partenaires et invités ont célébré, le samedi 20 juin 2026 à Ouagadougou, les 25 années d’existence de l’institution.
Pour la Directrice générale et Promotrice de NAS Mode, Safiatou Ouattara/Diallo, cette célébration se voulait avant tout un moment de réflexion et de reconnaissance.
« Quand tu fais un chemin, il faut faire une pause, puis regarder ce qui a marché et ce qui n’a pas marché », a-t-elle confié à l’issue de la cérémonie. Pour elle, cet anniversaire représente également une occasion de mesurer le parcours accompli par les apprenants formés au sein de l’établissement et qui, aujourd’hui, volent de leurs propres ailes.

Au cours de son allocution, l’émotion a particulièrement marqué les premiers instants de son intervention.
La promotrice a rendu un hommage à son défunt époux, qu’elle a présenté comme l’un des premiers soutiens de son projet. « Lorsque tout semblait impossible, lorsque les obstacles paraissaient plus grands que les solutions, il a été le premier à croire en moi », a-t-elle déclaré devant l’assistance.

Elle a également salué la mémoire de son oncle, NAS, dont le centre porte le nom. Selon elle, c’est grâce au financement de ses études de stylisme par ce dernier qu’elle a pu accéder à la profession qui est devenue sa vocation. « En donnant son nom à cette institution, je voulais lui dire merci. Je voulais que son héritage continue à vivre », a-t-elle expliqué.

La soirée a aussi été l’occasion de mettre en lumière celles et ceux qui ont contribué à la construction de l’aventure NAS Mode. Safiatou Ouattara/Diallo a notamment appelé à ses côtés Marguerite Bountoulgou, collaboratrice présente depuis les débuts de l’établissement en 2001. Un hommage particulier a également été rendu à Béa Petri Feurer pour son engagement dans l’accompagnement des jeunes issus de milieux défavorisés.

Selon la promotrice, plus de 3,5 milliards de francs CFA ont été investis durant 18 années dans la formation de jeunes, l’octroi de bourses, de microcrédits, la construction d’infrastructures et l’acquisition d’équipements.
Au-delà des chiffres, c’est l’impact humain de l’œuvre qui a été mis en avant. Depuis sa création, NAS Mode a formé près de 3 000 jeunes et femmes dans les domaines du stylisme-modélisme, de la couture, de la coiffure et de l’esthétique.
« Derrière ces chiffres se cachent des histoires. Des jeunes devenus chefs d’entreprise, des femmes ayant retrouvé leur autonomie financière et des familles sorties de la précarité grâce à l’apprentissage d’un métier », a souligné la promotrice.
Pour Safiatou Ouattara/Diallo, la perception de la formation professionnelle a considérablement évolué au fil des années.
« Au début, c’était difficile parce qu’on recevait souvent des apprenants que la société considérait comme paresseux. Aujourd’hui, les gens viennent par vocation », a-t-elle relevé. Cette évolution constitue, selon elle, une preuve que la formation professionnelle gagne progressivement ses lettres de noblesse auprès des jeunes et de leurs familles.

La célébration a également servi de vitrine au savoir-faire des anciens apprenants. Plusieurs stylistes formés à NAS Mode ont présenté leurs créations lors d’un défilé de mode organisé pour l’occasion.
Parmi eux figurait Aboubacar Soré, formé entre 2020 et 2024. Désormais styliste, il dit devoir son parcours à l’établissement. « Tout ce que je suis à l’heure-là, c’est à cause de NAS Mode », a-t-il affirmé.
Même reconnaissance du côté de Ange Kiswendsida Floriane Compaoré, diplômée de la promotion 2020-2023. Pour sa première participation à un grand défilé à l’hôtel Silmandé, elle a choisi de mettre en valeur le Faso Dan Fani à travers une collection destinée à la jeunesse.
« Tout ce que j’ai présenté ce soir, c’est grâce à NAS Mode », a-t-elle déclaré. Elle a exprimé son ambition de poursuivre son perfectionnement afin d’élargir ses compétences créatives.

Présent à la cérémonie, Thomas Feurer, ancien maire de la ville suisse de Chardonne et partenaire de longue date de NAS Mode, a salué l’importance de la formation professionnelle dans le développement des sociétés.
Selon lui, le partenariat noué entre la Suisse et NAS Mode repose sur une conviction commune : l’acquisition de compétences demeure l’un des meilleurs leviers d’émancipation et de développement.Après vingt-cinq années d’existence, l’établissement entend poursuivre sa transformation.

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Parmi les innovations annoncées figurent l’intégration accrue du numérique dans les formations, notamment grâce à l’utilisation du logiciel StyleCAD pour le modélisme, ainsi que la mise en place de modules spécialisés permettant aux apprenants de se perfectionner sur des compétences précises en un temps réduit.
NAS Mode ambitionne également de renforcer son implication dans la valorisation du Faso Dan Fani et de poursuivre son expansion, notamment en Côte d’Ivoire où une représentation de la structure a déjà vu le jour.
À travers cette célébration, NAS Mode n’a pas seulement soufflé ses vingt-cinq bougies. Le centre a surtout rappelé sa volonté de poursuivre son engagement en faveur de la formation professionnelle, de l’emploi et de l’autonomisation des jeunes et des femmes.
Pour sa promotrice, l’histoire de l’institution est loin d’être achevée. « Après 25 ans, notre histoire ne fait que commencer », a-t-elle lancé, sous les applaudissements des invités.
Diane SAWADOGO/ MoussoNews
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