8 mars : aucune règle n’est préétablie pour la festivité de la journée internationale de la femme

« Cette commémoration constitue une opportunité pour jeter un regard sur les acquis enregistrés en matière de promotion et de protection des droits de la femme » a déclaré la ministre en charge de la femme,  Laurence Marshall Ilboudo, face à la presse, ce jeudi 25 février 2021 à Ouagadougou. Les activités ainsi que le format retenu pour la commémoration de ladite journée ont été des sujets abordés.

 

Compte tenu la situation sanitaire de la pandémie du COVID-19, la journée international de la femme va connaitre une commémoration dans un contexte particulière. Prévu pour se tenir à Ziniaré dans le plateau central, cette journée sera délocalisée à Ouagadougou pour raison de manque de salle adapté pour la tenue de la cérémonie, selon le format retenu par le conseil des ministres, a dit la première responsable du ministère en charge de la femme, Laurence Marshall Ilboudo. « Seulement 500 participants composés essentiellement des délégués des femmes des 13 régions prendront part à cette cérémonie » a-t-elle indiqué. Elle précise également pour la même raison le port du masque ainsi que l’utilisation du gel hydro-alcoolique seront obligatoires avant l’accès aux différents sites d’activités.

Nonobstant, son côté festif, cette journée de la femme sera animée par 4 activités phares sur le plan national. Au rang desquelles : « une cérémonie de lancement du numéro vert de dénonciation des cas de violences basées sur le  genre prévu le mardi 02 mars 2021 dans la salle des banquets de Ouaga 2000 ainsi qu’un panel sur le thème national de la commémoration sous 2 thèmes, à savoir le e-commerce pour booster les activités économiques des femmes dans un contexte de défis sécuritaire et sanitaire et l’inclusion financière des femmes à travers le numérique, pour le 06 mars prochain dans le même lieu  ». Pour la ministre en charge de la femme, le choix du thème se justifie par le fait que malgré la forte proportion des femmes et leur importante contribution au développement de notre pays, l’entreprenariat féminin peine à atteindre le niveau escompté au Burkina.

Et de façon spécifique, divers canaux de communication seront au programme lors de cette commémoration, a laissé entendre la ministre en charge de la femme. Il s’agit entre autres, de présenter les services financiers numériques disponibles et leurs avantages, d’inciter les femmes à les utiliser dans leurs transactions courantes. Egalement présenter aussi les possibilités que e-commerce offre ainsi que ses avantages dans un contexte de défis sécuritaire et sanitaire.

« Parmi les facteurs explicatifs de cet état de fait, figure l’épineuse question de l’accès des femmes aux services financiers » a-t-elle ajouté. Il est impérieux, selon la ministre que des réflexions qui impliquent l’ensemble des acteurs soient menées à divers niveaux, afin de contribuer à réduire les effets des facteurs déterminant sur les activités économiques des femmes.

Pour finir, la ministre indique qu’aucune règle n’est préétablie pour la festivité de la journée internationale de la femme. Mais elle rappelle au strict respect des gestes barrières établie par le gouvernement. Elle conclue qu’elle a pour rôle d’accompagner et de protéger toutes les femmes sur le territoire burkinabé « jusqu’aux filles de joie communément appelé prostituée ».

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