Réorganisation territoriale : Des noms issus de références historiques, linguistiques et géographiques

Les nouveaux noms de la réorganisation territoriale sont issus de références historiques, linguistiques ou géographiques. A l’issue d’une conférence tenue le jeudi 3 juillet 2025, le gouvernement burkinabè a donner les origines des nouvelles nominations des localités, les motivations, les ambitions et les raisons portées par cette réforme.

Plus de 69 % des participants aux consultations administratives de juillet 2023 ont adhéré à l’idée d’un nouveau découpage administratif selon le ministre Émile Zerbo,.
Émile Zerbo, le ministre en charge de la Décentralisation a détaillé la profonde réforme du découpage administratif du Burkina Faso. Cette transformation touche à la fois l’organisation territoriale, l’identité nationale et la présence stratégique de l’État sur l’ensemble du territoire.
A entendre le ministre, l’objectif principal de ce découpage est de renforcer la présence de l’État et la défense du territoire national, notamment dans les zones frontalières. Cette réforme permettrait aussi de réduire l’inégalité régionale et de faciliter la réponse de l’État aux besoins des populations.
17 régions, 47 provinces, 305 départements. Le nouveau découpage territorial prévoit une réorganisation majeure, avec la création de 4 nouvelles régions issues de la division de 3 existantes.
En effet, la région de l’Est est désormais divisée en Gourmaud, Syrda et Tavoie. Le Sahel est lui aussi subdivisé, tout comme la région de la Boute-du-Mourou.
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En outre, cette réforme revêt une dimension culturelle forte. « Il s’agit de renforcer l’identité nationale à travers des noms enracinés dans notre patrimoine culturel et historique », a expliqué le ministre.
Cependant, certaines anciennes dénominations n’étaient pas historiquement valides ou ne correspondaient à aucune réalité socio-culturelle. La réforme permet donc une rectification toponymique pour mieux refléter les racines et la mémoire collective du pays.

Les nouveaux noms sont issus de références historiques, linguistiques ou géographiques. A cet effet, Nakambe, issu du nom d’un fleuve majeur ; Yatenga, ancien royaume mossi fondé par un petit-fils de Nabaoui ; Tapua, Sirba, Soumi : noms liés à des cours d’eau et à des écosystèmes locaux ; Oubri : hommage au petit-fils de Wodraogo, figure fondatrice du royaume de Bongo. Il s’agit également de corriger des anomalies historiques. « Renforcer la présence de l’État et la défense du territoire national, notamment dans les zones frontalières », a insisté le ministre.
Le ministre ajoute qu’en améliorant le maillage administratif, elle permettra une meilleure couverture des services publics, afin de réduire les inégalités régionales et de permettre à l’État d’intervenir plus rapidement et plus efficacement.
Maïmouna Nadia Djibo (Stagiaire)/MoussoNews



