FESTICAL’B 2026 : La calebasse au cœur de la mémoire et de l’avenir culturel burkinabè

Placée sous le thème « Un passé riche, un avenir durable », la première édition du Festival de la Calebasse (FESTICAL’B) se tiendra du 7 au 8 février 2026 au Musée national de Ouagadougou. Portée par l’association Femme, cette initiative entend redonner toute sa place à la calebasse, objet ancestral aux multiples usages culturels, économiques et artistiques, longtemps relayée au second plan.

Du 7 au 8 février 2026, le Musée national de Ouagadougou vibrera au rythme de la calebasse à l’occasion de la toute première édition du Festival de la Calebasse, FESTICAL’B. L’événement est porté par l’association Femme, sous l’impulsion de sa promotrice, Georgette Konseiga, styliste et maquilleuse cinéma.

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À travers ce festival, les organisateurs veulent avant tout magnifier la culture burkinabè, en mettant en lumière la calebasse, un objet omniprésent dans la vie des communautés mais de moins en moins valorisé. « La calebasse est là à toutes les étapes de la vie de l’homme, mais aujourd’hui, on ne lui prête plus attention », explique la promotrice.

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Georgette Konseiga; Promotrice du FESTICAL’B

Le FESTICAL’B s’inscrit ainsi dans une dynamique de valorisation du patrimoine culturel. Son objectif général est de promouvoir la calebasse comme patrimoine culturel, économique et artistique du Burkina Faso, convaincu que cet objet ancestral peut encore jouer un rôle majeur dans un développement culturel durable.

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De manière spécifique, le festival vise à faire découvrir l’histoire et les symboles liés à la calebasse, encourager la créativité artisanale et artistique, stimuler son utilisation écologique comme alternative naturelle aux contenants modernes, et créer un véritable marché d’écoulement pour les producteurs et artisans locaux. Il ambitionne également d’offrir un cadre d’échanges entre artisans, artistes, chercheurs et grand public, afin de favoriser la transmission des savoirs et le dialogue intergénérationnel.

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Pour atteindre ces objectifs, le programme du FESTICAL’B a été pensé comme un parcours culturel riche et accessible. Il comprend des conférences et panels thématiques, des expositions-ventes, des défilés de mode, des démonstrations musicales, des ateliers de transformation de la calebasse en objets d’art, un village gastronomique traditionnel, des ateliers de peinture sur calebasse avec les enfants, ainsi que des contes autour de la calebasse.

À travers ce programme, les organisateurs entendent permettre au public de découvrir, comprendre, toucher, écouter et vivre pleinement l’univers de la calebasse sous toutes ses formes. Le FESTICAL’B se veut ainsi non seulement un événement culturel, mais aussi un espace d’apprentissage, de valorisation des talents locaux et de promotion de solutions culturelles et écologiques adaptées aux réalités du pays.

Pour Georgette Konseiga, la calebasse est bien plus qu’un simple objet. « Elle accompagne l’homme depuis la grossesse jusqu’à la mort », confie-t-elle. Chez les Mossis, par exemple, la calebasse intervient dans les soins de la femme enceinte, l’alimentation de l’enfant, les rites du mariage, mais aussi les cérémonies funéraires, où elle sert d’instrument musical pour implorer les ancêtres. Pourtant, regrette-t-elle, la jeune génération la rejette souvent, la jugeant sale ou archaïque, au profit de contenants modernes, ignorant même que la calebasse purifie l’eau.

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C’est justement pour déconstruire ces perceptions que le festival a vu le jour. La promotrice raconte avoir été marquée par une remarque faite par un collaborateur, après avoir acheté une calebasse au marché : « On m’a demandé si c’était pour faire le wack. Ça m’a choquée ». Une preuve, selon elle, que la calebasse est encore trop souvent réduite à des pratiques occultes, alors qu’elle est profondément ancrée dans la vie quotidienne et la culture burkinabè.

Le FESTICAL’B attend plus de 5000 invités pour cette première édition, avec déjà une dizaine de partenaires associés à l’événement.

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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