CAMES : La burkinabè Haoua Traoré remporte le prix de la meilleure communication

La chercheure burkinabè Haoua Traoré s’est illustrée sur la scène scientifique africaine en remportant le prix de la meilleure communication affichée lors de la 7ᵉ édition des Journées scientifiques du CAMES, tenue à Lomé en mars 2026. Une distinction qui met en lumière son travail sur le paludisme et souligne la qualité de l’encadrement scientifique au Burkina Faso.
C’est à Lomé, au Togo, du 9 au 12 mars 2026, que s’est tenue la 7ᵉ édition des Journées Scientifiques du Conseil Africain et Malgache pour l’Enseignement Supérieur (CAMES). Cet événement d’envergure a réuni plus de 1 000 experts issus de divers horizons académiques et scientifiques.
Parmi près de 980 communications présentées, celle de Haoua Traoré a su capter l’attention du jury, lui valant le prix de la meilleure communication affichée. Une reconnaissance qui consacre la pertinence et la qualité de ses travaux de recherche.
Le paludisme au cœur de ses recherches
Spécialisée dans les questions de santé publique, Haoua Traoré concentre ses recherches sur le paludisme, une problématique majeure en Afrique subsaharienne. À travers ses travaux, elle contribue à faire avancer la compréhension de cette maladie et à proposer des pistes de solutions adaptées aux réalités locales.
Cette distinction vient ainsi saluer non seulement la rigueur scientifique de ses recherches, mais aussi leur utilité dans la lutte contre un enjeu de santé publique crucial.
L’IRSS, un vivier de talents scientifiques
Au-delà de la performance individuelle, cette reconnaissance met également en lumière le rôle de l’Institut de Recherche en Sciences de la Santé (IRSS), qui accompagne et forme la relève scientifique au Burkina Faso.
L’institution se distingue par un encadrement académique soutenu et des résultats concrets :
17 thèses de doctorat unique soutenues sous la direction de ses chercheurs
41 thèses de doctorat d’État en médecine et pharmacie soutenues, avec 12 en cours
127 étudiants encadrés en stage ou en master (dont 73 déjà soutenus)
19 formations non académiques organisées pour renforcer les compétences
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Autant d’indicateurs qui témoignent d’un engagement constant en faveur du développement scientifique et de la formation des jeunes chercheurs. La consécration de Haoua Traoré s’inscrit dans une dynamique plus large de valorisation des compétences féminines dans le domaine scientifique. Elle illustre le potentiel des chercheurs burkinabè à s’imposer sur la scène régionale et internationale.
Source: IRSS
Diane SAWADOGO/ MoussoNews



