« Youki’f Maths-PC » : Un concours scientifique doté de bourses et de prix allant de 50 000 à 2,5 millions FCFA.

Les élèves de terminale des séries C, D et E ont désormais rendez-vous avec une compétition nationale qui veut transformer l’excellence scientifique en véritable tremplin académique et professionnel. Portée par l’Association Sciences et Développement (ASD) et le Réseau des professionnels des gestionnaires des ressources humaines (RPGRH), sous la coordination technique du ministère de l’Enseignement secondaire et de la Formation professionnelle, la première édition du concours national de mathématiques et de physique-chimie « Youki’f Maths-PC » met en jeu plus de 40 distinctions. D’importantes récompenses financières, des kits et surtout des bourses universitaires sur 3 ans sont mises en jeu. L’initiative a été pésentée le mardi 12 mai 2026 à Ouagadougou.
« Youki’f Maths-PC » est un concours qui ambitionne d’identifier, de valoriser et d’accompagner durablement les jeunes talents scientifiques burkinabè dans une logique de renforcement du capital humain national.
Les épreuves régionales, prévues le 16 mai prochain, se dérouleront simultanément dans les 13 régions du Burkina avec près de 1 000 candidats attendus. À l’issue de cette première phase, les trois meilleurs de chaque région décrocheront leur qualification pour la finale nationale du 30 mai 2026.
Les résultats définitifs seront proclamés après les examens du baccalauréat, une mesure destinée à garantir que les lauréats remplissent effectivement les conditions d’accès à l’université.
Au plan national, le 1er prix est évalué à 2 500 000 FCFA, comprenant 1 000 000 FCFA en espèces et une bourse annuelle de 500 000 FCFA pendant trois ans. Le 2e lauréat bénéficiera de 2 250 000 FCFA, avec 750 000 FCFA en espèces, en plus de la même bourse universitaire. Le 3e recevra 2 000 000 FCFA, dont 500 000 FCFA en espèces, assortis également d’un accompagnement académique sur trois ans.
Dans les régions, les meilleurs candidats ne seront pas en reste.100 000 FCFA pour le premier, 75 000 FCFA pour le deuxième et 50 000 FCFA pour le troisième.

Pour les organisateurs, cette initiative vise à faire des sciences un levier stratégique de développement. Selon le chef de projet, Ousmane Sanduidi, les matières scientifiques telles que les mathématiques et les sciences physiques sont essentielles à la formation des futurs ingénieurs et au développement de toute nation en depis des nombreux obstacles qui freinent encore leur appropriation.
De plus, le chef du projet a aussi insisté sur le fait que ces olympiades ne doivent pas être perçues comme une compétition ponctuelle, mais comme un instrument de la politique nationale de promotion des filières scientifiques et techniques. Selon lui, l’objectif est d’encourager les jeunes à changer de regard sur les sciences, à développer un intérêt durable pour ces disciplines et à constituer progressivement un vivier national d’ingénieurs, de techniciens et d’innovateurs.
« C’est dans cette dynamique de réforme et d’anticipation sur le capital humain futur que s’inscrit la présente initiative d’organisation des olympiades de mathématiques et sciences physiques dénommée “Youki’f Maths-PC” à l’intention des élèves de terminale (séries C, D et E) », a-t-il précisé.

Sur le plan organisationnel, les promoteurs assurent avoir adopté les standards des examens nationaux afin de garantir crédibilité et transparence. L’inspecteur de l’enseignement secondaire, Aboubacar Paré, a expliqué qu’un jury, une commission de sélection et des inspecteurs ont travaillé avec des enseignants expérimentés pour élaborer, valider et sécuriser les sujets avant leur déploiement dans les différentes régions.

Le coordonnateur technique, Dr Claude Aimé Tassembedo, a quant à lui replacé l’initiative dans une vision plus large de souveraineté nationale. Selon lui, de nombreuses compétitions existent déjà, mais sans réel impact structurel sur le développement. De son avis, le ludique, la compétition et le jeu peuvent devenir des outils puissants pour nourrir chez les jeunes une intelligence pratique alignée sur les besoins du Burkina.
Pour lui, l’ambition est d’accompagner les talents scientifiques jusqu’à la licence afin de bâtir une génération capable de soutenir la souveraineté par la science, l’économie et l’industrialisation.
Annick HIEN/MoussoNews



