Bobo-Dioulasso : Korotimi Traoré, l’élève de 21 ans qui fait du business des bijoux une source d’indépendance

À Bobo-Dioulasso, Korotimi Traoré jeune fille de 21 ans, ne se contente pas d’être élève en classe de Bac Pro en Technique de vente et de commercialisation. Elle est aussi une jeune commerçante qui, à force de détermination et de passion, a su transformer une simple opportunité en véritable activité génératrice de revenus. Mousso News est allé à sa rencontre le 31 mars 2026.

Son histoire commence en 2024, lors de vacances en Côte d’Ivoire. Elle y achète quelques bracelets et colliers pour son usage personnel et celui de ses proches. Mais très vite, son entourage s’y intéresse. Les demandes se multiplient. Korotimi comprend alors qu’elle tient une opportunité. Elle commence à prendre des commandes et se lance progressivement dans la vente.

De retour à Bobo-Dioulasso, sans capital initial, elle fait preuve d’ingéniosité. Elle s’appuie sur un proche commerçant au grand marché avec qui elle conclut un accord simple : vendre à la commande, prélever sa marge, puis reverser le coût des produits. Pendant toute l’année 2025, elle évolue dans ce système, apprend le terrain et économise.

Une activité porteuse

Aujourd’hui, elle a franchi un cap. Korotimi finance désormais elle-même ses commandes. Avec un stock de 25 000 à 40 000 FCFA, elle peut générer jusqu’à 50 000 FCFA en une à deux semaines. Bracelets tendances, modèles inoxydables, boucles d’oreilles, bagues et colliers composent son offre, avec des prix accessibles à tous.

S’appuyant sur le canal WhatsApp et le marketing relationnel, elle arrive à recevoir des commandes un peu partout au Burkina Faso. Ces articles sont expédiés dans des localités comme Ouagadougou, Banfora, Koudougou Ouahigouya et Gaoua.
Les bénéfices qu’elle tire de cette activité changent son quotidien. À son âge, elle parvient à s’assumer : habillement, carburant, petits soins de santé et même un appui à sa mère.

Des bijoux vendus par Korotimi Traoré.

Des difficultés qu’elle rencontre

Mais le chemin reste semé d’embûches. Elle doit faire face à la méfiance de certains clients, notamment sur la qualité des bracelets, et à la difficulté de concilier études et commerce. L’absence de fonds pour ouvrir une boutique constitue également un frein. Aussi, le manque de moyens financiers limite son investissement dans la communication pour mieux faire connaître ses produits.

Malgré ces défis, ses ambitions sont claires : couvrir toute la ville de Bobo-Dioulasso, ouvrir plusieurs boutiques au Burkina Faso et, à terme, importer directement ses marchandises depuis la Chine.

Léandre Sosthène SOMBIE/ Mousso News Bobo-Dioulasso

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