Cameroun : Paul Biya va nommer un vice-président pour assurer sa succession en cas de décès ou d’empêchement définitif

Au Cameroun, il est désormais possible pour le chef de l’État de nommer un vice-président, suite à une révision de la Constitution intervenue le 4 avril 2026.

Ce vice-président sera chargé d’assurer la direction du pays jusqu’à la fin du mandat en cours en cas de décès, de démission ou d’empêchement définitif du chef de l’État.

Ce changement écarte cependant le président du Sénat, qui était jusqu’ici chargé d’assurer l’intérim. Toutefois, ce successeur désigné disposera de pouvoirs restreints. Il ne pourra ni modifier la Constitution, ni organiser de référendum, ni se porter candidat à l’élection présidentielle suivante.

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Si ce poste marque le retour d’une fonction supprimée en 1972, il suscite une opposition, notamment chez les principaux opposants Maurice Kamto et Issa Tchiroma Bakary, qui dénoncent une « dérive monarchique » et un « coup d’État constitutionnel ».

Une pétition lancée contre cette réforme a déjà recueilli plus de 50 000 signatures.

En attendant, le texte adopté doit désormais être promulgué par Paul Biya pour entrer officiellement en vigueur.

Dans un article de Africa News, publié puis supprimé, le journal évoquait une prétendue nomination du fils aîné de Paul Biya à la vice-présidence. Une information qui, jusqu’à présent, n’a pas été confirmée.

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