SNC 2026 : La littérature au cœur des festivités à UNB

L’Université Nazi Boni (UNB) brise les codes de la biennale culturelle en accueillant, pour la première fois, les activités littéraires de la Semaine Nationale de la Culture (SNC). Intitulé » Thème et littérature », l’activité a ouvert ses portes ce lundi 27 avril 2026 au sein du Campus du secteur 22 de l’université Nazi Boni.

Présidé par le Ministre de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le Pr Adjima Thiombiano, a présidé ce lundi 27 avril 2026, au campus du secteur 22 de l’Université Nazi Boni (UNB), l’ouverture solennelle de l’activité « Thème et Littérature » de la Semaine Nationale de la Culture (SNC), la présente est le fruit d’un partenariat stratégique entre l’UNB et la SNC.
Autour d’une conférence marquant également l’inauguration de l’activité » Theme et Littérature », cette initiative s’est tenue au sein du Campus du secteur 22 de l’université Nazi Boni.
Le Ministre Adjima Thiombiano a affiché ses ambitions qui est de ne pas limiter cette expérience à une seule université. « Ma vision est de faire de cette convention une convention nationale qui engage toutes les institutions d’enseignement supérieur et de recherche (IESR) », a-t-il déclaré.
Tout en décrivant le présent site comme ancrage permanent, le Ministre a émis le souhait d’une organisation « tournante » où, chaque année, une université différente comme les universités des autres villes: Dédougou, Ouahigouya ou Ouagadougou, peuvent prendre en charge la logistique sur le site du secteur 22.
« Dormir dans les bibliothèques plutôt qu’au RU »
S’adressant directement à la jeunesse, le Pr Adjima Thiombiano n’a pas manqué de franchise. Dans un parlé franc et direct, il a exhorté les étudiants à un changement radical de paradigme. « Aucun étudiant ne peut se développer de façon durable en dormant dans les restaurants universitaires (RU). C’est en dormant dans les bibliothèques que l’avenir est certain. Au lieu de vous aligner dès 9 h pour le RU, alignez-vous dès 6 h pour l’accès aux bibliothèques », lance t’il.
Le Ministre a également insisté pour que les œuvres burkinabè ne soient plus des accessoires, mais le cœur des enseignements et de la recherche, invitant ses collègues botanistes, historiens ou scientifiques à considérer l’écrit comme un outil de souveraineté intellectuelle.

Le Pr Salaka Sanou, président de la commission « Thème et Littérature », a salué cet engagement qui fait de l’université un « fer de lance » du développement endogène. Il a toutefois soumis des pistes d’amélioration au Ministre à savoir : inscrire officiellement la participation à la SNC dans les calendriers académiques pour faciliter la mobilité des enseignants et des étudiants, et élargir l’intérêt culturel au-delà des facultés de lettres.
De son côté, le Pr Hassan Bismarck Nacro, Président de l’UNB, s’est réjoui de voir ses étudiants en contact direct avec les « praticiens de la culture », une immersion qui, selon lui, complète tout ce qu’ils ont acquis dans les salles de classe.
La cérémonie s’est achevée par la coupure du ruban, suivie d’une visite des stands de maisons d’édition, d’écrivains…
Le Ministre, s’est dit impressionné par la profusion des ouvrages présentés. Il a donné instruction aux présidents d’universités de prendre les dispositions nécessaires pour « disponibiliser ces ouvrages dans toutes les bibliothèques ».
Après cette cérémonie inaugurale, les activités au sein de l’Université continuent. Pendant toute la SNC, le campus de l’UNB va vibrer au rythme de conférences inaugurales, de panels thématiques, de cafés littéraires et du passage du biblio-bus itinérant.
Diane SAWADOGO/MoussoNews



