Gayéri : Les décès maternels s’amplifient ainsi que la prise en charge difficile des nourrissons

Des femmes de la Komondjari tirent la sonnette d’alarme face à une série de décès enregistrés à la maternité de Gayéri. Des complications post-accouchement, des difficultés d’évacuation sanitaire et manque de moyens pour les nouveau-nés devenus orphelins, la situation suscite une vive inquiétude au sein des populations.

À Gayéri, dans la province de la Komondjari, la question de la santé maternelle préoccupe de plus en plus les populations. Plusieurs femmes ont récemment exprimé leur angoisse face aux décès maternels signalés à la maternité de la ville, une situation qui nourrit la peur chez de nombreuses familles.

D’après des témoignages recueillis par l’AIB, quatre femmes seraient décédées après avoir donné naissance, à la suite de complications liées à leur état de santé. Un autre cas évoqué concerne une femme qui, après son accouchement, aurait développé des troubles mentaux avant d’abandonner son bébé.

Ces événements ont accentué les inquiétudes des femmes enceintes et de leurs proches, notamment en raison des difficultés rencontrées pour évacuer les patientes vers le Centre hospitalier régional de Fada N’Gourma afin d’y recevoir des soins spécialisés.

Interrogé le jeudi 7 mai 2026, l’agent du service de pédiatrie, Moumouni Koanari, a confirmé que quatre nourrissons ont perdu leurs mères après les accouchements. Selon lui, les bébés concernés sont actuellement hospitalisés et suivis par les services sanitaires.
Le responsable a expliqué que le service utilise quotidiennement trois boîtes de lait pour nourrir les enfants. Toutefois, il a précisé que le lait disponible n’est pas spécifiquement conçu pour les nouveau-nés, puisqu’il est destiné au départ à la prise en charge des enfants souffrant de malnutrition.

Le médecin-chef du district sanitaire a, de son côté, indiqué que ces décès seraient notamment liés aux difficultés d’évacuation vers des centres mieux équipés pour gérer les complications.
Il a également reconnu que la prise en charge des nourrissons reste complexe en raison du manque de ressources matérielles et logistiques adaptées. Dans cet élan de soutien, l’association Tin-Tua aurait offert 30 boîtes de lait afin d’accompagner les services de santé dans la prise en charge des enfants.

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Face à cette situation préoccupante, les populations ainsi que les responsables sanitaires appellent les autorités et les personnes de bonne volonté à renforcer l’accompagnement des structures sanitaires de Gayéri pour améliorer les conditions de prise en charge des femmes enceintes et des nouveau-nés.

Source: AIB

Diane SAWADOGO/ MoussoNews

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