SNC 2026 : Les saveurs du terroir burkinabè ont conquis les festivaliers

A la SNC, le Zamnin samo y a fait fureur. Le gnonkon et babenda mossi a ravivé les papilles. Le bu moabou (tô gourmantché) a ébloui les visiteurs, le I calambayari, le tô de mil nounouma avec sa sauce soumbala, les crêpes Dagara, le chitoumou bôbô… Tant de saveurs burkinabè étaient au rendez vous. Outre les mets traditionnels, les boissons locales, le zoom koom, le dolo, le jus de petit mil gourmantché, ont satisfait la curiosité gustative des festivaliers.
Sous les grands hangars animés du Village des communautés, les odeurs de mets traditionnels se mêlent aux sonorités culturelles venues des quatre coins du Burkina Faso. À la Semaine Nationale de la Culture 2026, la gastronomie locale s’est imposée comme l’une des grandes attractions de cette édition 2026.
Dans les stands soigneusement décorés, chaque communauté raconte son identité à travers son plat emblématique.
Les Mossi font découvrir le babenda, mets populaire à base de feuilles et de céréales. Plus loin, les Gourmatché valorisent le tô gourmantché, tandis que les Samo mettent en avant le zamnin. Les bôbô, dagara, les Nuna et bien d’autres ont exposé également leurs spécialités culinaires, qui témoignent de la richesse et de la diversité culturelle du pays.

Au milieu des visiteurs curieux, impossible de passer à côté de l’espace des Peulhs, où le lait occupe une place centrale. Consommé frais, caillé ou transformé, il symbolise bien plus qu’un aliment. Chez cette communauté, le lait représente la pureté, l’hospitalité et l’attachement aux traditions ancestrales. Autour des calebasses soigneusement disposées, les visiteurs découvrent tout un pan de l’identité peulhe.

Cette immersion gastronomique s’inscrit dans le cadre de l’activité « art culinaire », officiellement lancée le lundi 27 avril 2026 à l’INFPE de Bobo-Dioulasso. Au total, 52 mets locaux ont été présentés, allant des plats lourds aux plats légers, sans oublier les boissons traditionnelles. Une initiative qui met en lumière le savoir-faire local et la nécessité de promouvoir les habitudes alimentaires burkinabè.

Ayant présidé la cérémonie de lancement, la ministre en charge de la Solidarité et de la Famille a livré un message autour de la valorisation des produits locaux. À travers la formule « Mon assiette, ma fierté », elle a invité les populations à faire de la consommation locale un acte de valorisation culturelle et de souveraineté alimentaire.

Au-delà de la dégustation, cette découverte a également été apparaît un espace de découverte et de transmission. Les anciens expliquent les techniques de préparation, les ingrédients locaux et les valeurs culturelles attachées aux différents mets.
Au Village des communautés, la gastronomie n’est donc pas qu’une affaire de cuisine. Elle devient un langage culturel, un facteur de cohésion sociale et un puissant outil de promotion du patrimoine national. Les festivaliers ont decouvert, goûté, savouré, et vécu ses saveurs puisées dans le terroir burkinabè, preuve se sa richesse diversifiée.
Diane SAWADOGO/ MoussoNews



