DSSR: Le projet « SONGRE JEUNES » officiellement lancé à Ouagadougou

Le projet « SONGRE JEUNES », qui signifie « aide aux jeunes » en français, a été officiellement lancé le mercredi 13 mai 2026 à Ouagadougou au cours d’un atelier de présentation et d’appropriation. Porté par le Consortium pour le Dialogue et la Santé des Jeunes du Burkina Faso, ce projet s’étale sur 6 mois et vise à renforcer l’accès des adolescents et des jeunes, scolaires et non scolaires, à l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive (SSR).
Débuté en mars dernier, le projet « SONGRE JEUNES » va s’achever en août 2026. Il interviendra simultanément dans les localités de Koubri, Yagma et Panzani. L’idée du consortium est née du « Le Programme du Partenariat Equitable », à la suite d’un appel à candidatures au cours duquel le consortium composé de ROAJELF Burkina, l’association YOULIDA et le Réseau des Héroïnes du Faso ont été retenues pour le Burkina Faso.

Réunies ainsi en consortium, ces organisations portent ainsi le projet SONGRE JEUNES qui a pour but principal de renforcer l’accès des adolescents et des jeunes à l’information et aux services de santé sexuelle et reproductive. Selon la coordonnatrice du projet, Nikiéma/Ilboudo Sonia Ella, le choix de ces localités repose sur un constat lié au déficit d’informations fiables en matière de santé sexuelle et reproductive chez les jeunes.
« Dans nos champs d’intervention, nous avons remarqué que ces localités sont fortement peuplées par la jeunesse, mais les jeunes n’ont pas forcément l’information fiable sur la santé sexuelle et reproductive. Cela nous a poussés à mettre en place ce projet dans l’optique de rendre l’information accessible, en sensibilisant, en formant et en orientant ces jeunes vers les services de santé », a-t-elle expliqué.
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Pour atteindre ses objectifs, le projet prévoit plusieurs activités, notamment des séances de sensibilisation, des formations ainsi que des dialogues intergénérationnels. Les promoteurs entendent également miser sur des approches innovantes afin de mieux toucher la cible jeune.
« La particularité de ce projet, c’est que nous tentons d’innover en utilisant des méthodes ludiques. Avec les jeunes, les messages passent plus facilement lorsqu’on utilise l’art et le jeu pour transmettre l’information », a ajouté la coordonnatrice. Elle a également insisté sur l’importance de l’implication communautaire dans la réussite du projet.
« Aucun changement durable ne peut se construire sans l’implication de la communauté, des leaders et des institutions locales. Nous espérons que cet atelier marquera le début d’un engagement collectif au service de la jeunesse et de notre communauté », a-t-elle souligné.
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Un nouveau chantier dans le domaine des Droits en Santé Sexuelle et Reproductive (DSSR), que le représentant de la Présidente de la Délégation spéciale ( PDS) de l’arrondissement 9, Nonbila Benjamin Zongo, n’a pas manqué de saluer, tout en réaffirmant l’accompagnement des autorités locales.
« Ce qui a motivé notre accompagnement sur ce projet, c’est la question des jeunes et des adolescents qui est très cruciale à prendre au sérieux. Toute personne ou association qui s’engage à traiter cette question bénéficie de notre accompagnement sans relâche », a-t-il affirmé.

Le consortium espère qu’à l’issue de la mise en œuvre du projet, davantage de jeunes auront accès à des informations fiables sur la santé sexuelle et reproductive et seront mieux orientés vers les structures de prise en charge adaptées.
Aristophane ZEBANGO/Stagiaire à MoussoNews


