Bobo: 30 ans de prison ferme pour un père de famille pour avoir violer une fillette de 4 ans

Samba (nom d’emprunt), 41 ans, maçon de profession aurait violé Bintou (nom d’emprunt ) âgée de 4 ans à Farakoba. Le 29 mai 2026, il a comparu devant le Tribunal de Grande instance de Bobo Dioulasso qui l’ a condamné à 30 ans de prison avec une amende de 5 millions de FCFA le tout ferme.
Le tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso a rendu, le 29 mai 2026, sa décision dans l’affaire opposant le ministère public à Samba (nom d’emprunt), accusé d’avoir violé Bintou (nom d’emprunt), une fillette âgée de 4 ans.
Reconnu coupable de viol aggravé sur mineure, il a été condamné à 30 ans de réclusion criminelle et à une amende de 5 millions de francs CFA ferme.
Les faits
Samba, 41 ans, maçon de profession et domicilié à Farakoba, entretenait des rapports de voisinage avec la famille de la petite Bintou.
L’enfant fréquentait régulièrement son domicile pour y jouer avec d’autres enfants du quartier.
Les faits remontent au 31 janvier 2025. Ce jour-là, de retour de son travail vers 17h-18h, Samba se serait retrouvé avec la fillette, revenue peu après en larmes chez ses parents, se plaignant de douleurs au niveau des parties intimes. En lui donnant un bain, sa mère aurait découvert des blessures au niveau du sexe de l’enfant. Interrogée, Bintou aurait désigné Samba comme étant celui qui l’aurait déshabillée et couchée sur lui, précisant que c’était à l’origine de sa douleur.
Alertés, les parents en auraient informé le grand-père de l’enfant, présent au domicile. De son côté, Samba se serait rendu chez un ami, ce qui a été interprété par l’accusation comme une tentative de se constituer un alibi. Rattrapé par la rumeur, il aurait été reconnu par le voisinage et se serait réfugié, par crainte d’être lynché, dans une maison où il se serait enfermé jusqu’à l’arrivée des forces de l’ordre.
Au terme de l’enquête, Samba a été placé en détention à la maison d’arrêt, avant de comparaître le 25 mai 2026 devant la chambre criminelle du tribunal de grande instance de Bobo-Dioulasso pour répondre des faits de viol aggravé sur mineure de moins de 15 ans, punis par les articles 533-10 et 533-13 du Code pénal.
À la barre
Devant la juridiction, l’accusé a nié en bloc les faits qui lui sont reprochés, maintenant sa position tout au long de l’audience. Interrogé sur ses conditions de vie, il a indiqué dormir sur une natte et être surnommé « Yasba » dans son village — un détail qui a pris une importance particulière dans les débats, la fillette ayant elle-même employé ce surnom pour désigner son agresseur auprès de ses parents.
Face à cette concordance, Samba a suggéré que ce seraient les parents de la fillette qui lui auraient soufflé son nom. Interrogé sur les images de vidéosurveillance évoquées lors de l’instruction, il a reconnu avoir refusé qu’elles soient visionnées, expliquant redouter que cela « n’aggrave la situation », sans toutefois reconnaître les faits.
L’accusé a par ailleurs confirmé que Bintou fréquentait souvent son domicile pour jouer, et a admis consommer du dolo, tout en niant tout usage de stupéfiants. Il a indiqué être séparé de son épouse, résidant à Bobo-Dioulasso avec leurs deux enfants. Interrogé sur ce qu’il ressentirait si un tel acte était commis sur ses propres enfants, il a répondu qu’il ne l’accepterait pas.
Entendus à la barre, les parents de la victime ont affirmé leur conviction que leur fille n’aurait pas menti à l’encontre de l’accusé si les faits n’étaient pas avérés.
Le réquisitoire
Pour le ministère public, l’ensemble des éléments constitutifs de l’infraction étaient réunis : l’acte matériel de pénétration sexuelle, corroboré par les blessures constatées sur la victime, ainsi qu’une intention coupable caractérisée par le déni persistant de l’accusé. Le parquet a requis le maintien de Samba dans les liens de la prévention, sa culpabilité, et une peine de 30 ans d’emprisonnement assortie d’une amende de 5 millions de francs CFA, le tout ferme.
Le verdict
Le tribunal a suivi les réquisitions du ministère public. Dans sa décision rendue le 29 mai 2026, Samba a été déclaré coupable de viol aggravé sur la personne de Bintou et condamné à 30 ans de réclusion criminelle ferme, assortis d’une amende de 5 millions de francs CFA.
Justice Infos Burkina
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