Santé sexuelle des jeunes : Le Consortium pour le dialogue et la santé des jeunes déroule des dialogues intergenerationels dans ses localités cibles

Dans son élan de promotion d’une santé sexuelle épanouie des jeunes et des adolescent(e)s, le Consortium pour le dialogue et la santé des jeunes, à travers son projet Songré Jeunes, a déroulé simultanément des dialogues intergenerationels dans les trois localités cibles du Projet, notamment Panzani, Yagma et Koubri, les 27 et 28 août 2026. Réunissant jeunes, parents, leaders communautaires, l’objectif de ces dialogues ont été de discuter avec les jeunes et leurs parents afin de déceler les difficultés qui freinent la communication sur la santé sexuelle des jeunes entr. Au total, près de 200 personnes ont été mobilisés pendant ces dialogues.
Engagé à outiller les jeunes pour qu’ils soient auteurs.trices de leur santé, le Consortium pour le dialogue et la santé des jeunes a mené cette initiative pour échanger avec les jeunes et leurs parents sur la thématique de la gestion de la sexualité des adolescent (e)s et des jeunes. L’objet de cette discussion intergénérationnelle a été, de recueillir, dans un dialogue franc et sans tabou entre jeunes et adultes, les préoccupations sérieuses qui entravent la santé sexuelle et reproductive des jeunes, et de proposer des pistes de solutions pour ces derniers.
Chargé du suivi-évaluation du projet Songré Jeunes, Souleymane Barro a justifié la nécessité et la pertinence de l’initiative de discuter de la question de la santé sexuelle et reproductive des jeunes avec eux-mêmes, en la présence de leurs parents. À l’entendre, c’est une occasion en or de « lever les barrières qui existent entre les deux générations ». Aujourd’hui, le constat a révélé que les jeunes ont beaucoup plus de difficultés à parler directement à leurs parents des questions de santé sexuelle et reproductive. Ils préfèrent s’informer auprès de leurs camarades jeunes ou d’autres sources qui ne sont pas forcément fiables et qui ne transmettent pas toujours la bonne information, a-t-il poursuivi.

Du côté des parents, le constat est moins réjouissant, toujours selon Souleymane Barro << plusieurs plusieurs parents évitent de discuter du sujet de la sexualité avec leurs enfants. Et pourtant, les parents sont les référents des enfants dès la cellule familiale, a-t-il confié.
« Parler de santé sexuelle, d’éducation sexuelle à un enfant, ce n’est pas le pervertir. L’enfant a besoin d’informations, surtout de bonnes informations, pour qu’il puisse s’en servir dans sa vie quotidienne, afin de pouvoir tracer un chemin qui va le mener vers la réussite. »
Pour le proviseur du Lycée municipal de Yagma, Khalifa Ouando participant au dialogue, l’initiative de l’association vient à point nommé, en ce sens qu’elle évoque un sujet d’actualité qui est capital : celui de la santé sexuelle des jeunes.

Ces dialogues intergénérationnels sont, d’une part, selon lui, un véritable canal pour les deux générations afin de briser la barrière qui rendent ce sujet tabou et de discuter pour trouver de meilleures solutions, et, d’autre part, une occasion pour les jeunes de comprendre l’intérêt de mieux gérer leur santé sexuelle et reproductive et de comprendre également l’utilité d’être à l’écoute de leurs parents pour une vie épanouie.
Il a aussi insisté sur l’impact que peuvent avoir ces types d’échanges sur les résultats scolaires des enfants. À l’en croire, ils permettront aux jeunes « d’éviter les abandons scolaires notamment liés à un certain nombre de fléaux tels que les grossesses précoces, les grossesses indésirées et les maladies sexuellement transmissibles, et amèneront à d’excellents résultats scolaires ».
Compte tenu de l’importance de la thématique, les dialogues intergénérationnels sur la santé sexuelle et reproductive des jeunes ont été tenu simultanément par le Consortium dans d’autres localités, à savoir Yagma et Koubri. Au cours de ces dialogues des spécialistes de la santé sexuelle et reproductive ont facilité les échanges et donné des informations essentielles aux jeunes et aux parents afin d’aider les jeunes à mieux gérer leur sexualité et à réussir leur vie.

Pour rappel, ce projet intitulé « Projet Songré Jeune » est mis en œuvre par le Consortium composé du ROAJELF Burkina Faso, Youlida et des Héroïnes du Faso, qui ont toutes en commun la mission principale est d’œuvrer pour l’amélioration du bien-être et des droits des jeunes et particulièrement des jeunes filles et femmes.
Jonas Porgo/ MoussoNews
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