Burkina : l’ABBEF réaffirme son engagement pour la santé sexuelle et reproductive des jeunes

L’association burkinabè pour le bien-être familial(ABBEF) a présenté à la presse jeudi 19 décembre 2019 à Ouagadougou, le programme des activités de la commémoration des 40ans de vie de l’institution.

Du 20 décembre au 1er trimestre de l’année 2020 se tiendront les activités entrant dans le cadre de la commémoration des quatre décennies d’existence de l’ABBEF. Une commémoration axée sur le thème : « ABBEF, 40ans au service du bien être des communautés : ravivons notre engagement en faveur d’un meilleur accès des jeunes aux services de santé sexuelle et de la reproduction adapté à leurs besoins ».

Créée en 1976, elle est une organisation à but non lucratif, apolitique, bénévole et non confessionnelle qui se bat corps et âme pour améliorer les conditions de vie de la femme et de la jeune fille.

Elle lutte également contre le renvoi des jeunes filles enceintes en milieu scolaire, les grossesses multiples et rapprochées, la stérilité des femmes et les risques liés à la sexualité précoce.

Durant ces 40 ans, l’ABBEF a mené plusieurs actions telles que des plaidoyers faits entre 1979 et 1986 pour l’approbation du décret qui renvoyait les élèves enceintes aux seins des établissements, la création de la première clinique qui se trouve au siège de l’association en 1985.

A cela s’ajoutent l’élaboration de la politique nationale de planification familiale en 1986, l’ouverture de trois autres cliniques à Koudougou, Bobo Dioulasso ainsi qu’à Koupéla, la création des centres d’écoutes pour jeunes.

« Nous avons contribué à la loi modificative du 20 juillet 2020 qui interdisait la publicité des produits contraceptifs. Nous avons utilisé également la paire éducation pour amener les jeunes à sensibiliser les autres jeunes pour qu’ils viennent vers les cliniques, discuter des problèmes qu’ils rencontrent. Nous avons contribué à réduire le taux de VIH/SIDA, les grossesses non désirées, les soins après avortement », a fait savoir Windyam Kaboré, présidente nationale de l’association.

Elle a ajouté que les violences basées sur le genre et la persistance de grossesses non désirées sont les défis à relever. Elle a également souligné que la persistance des pesanteurs socio-culturelles, les moyens financiers et certains textes juridiques qui n’approuvaient pas la planification sont entre autres les difficultés que l’ABBEF a rencontrées.

Durant cette commémoration, des journées portes ouvertes d’offre de soins gratuits se tiendront les 20, 21 et 23 décembre dans tous les points de prestation de services à Ouagadougou, Bobo Dioulasso, Koudougou et Koupéla. En plus de l’organisation d’un forum conjoint à l’endroit des jeunes, l’inauguration du centre d’écoute pour jeunes de Bobo Dioulasso au 1er trimestre de 2020 ainsi que d’autres activités.

Cheick Abass KOALA/Stagiaire

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