Burkina : le sacerdoce de Kam Naaba Le Beni

Romain Ouédraogo alias ‘’Kam Naaba Le Béni’’, qui signifie porte-parole des enfants est un jeune artiste burkinabè évoluant dans le tradi-moderne. A travers sa musique, il interpelle la jeunesse à se conscientiser.

D’un père joueur de « bendré », un instrument de musique traditionnel moaga et d’une mère chantre au sein d’une église, Romain a été bercé dans la musique.  « Dès le bas âge, j’accompagnais ma mère avec un instrument de musique traditionnel tel que le ‘’djémbé ‘’ et aussi avec ma voix à l’’église. Venu à Ouagadougou en 2003, j’ai intégré dans un groupe musical de l’église que je fréquente » explique l’artiste. En 2006 il est nommé, responsable du groupe musical de l’église. ‘’ Mon véritable envie de faire de la musique est partie de là, parce que cette responsabilité à m’a amené à faire beaucoup de recherche’’ dit-il.

A partir de 2011, le jeune artiste va alors commencer à extérioriser ces compositions personnelles au cours des sensibilisations faites par l’église. Ce n’est qu’entre juillet et aout 2019, qu’il fait ses premiers enregistrements dans un studio avec l’appui de quelques amis. « J’ai d’abord enregistré un maxi de 4 titres au vue de mes moyens qui me permettait pas un album complet de 8 titres. Toujours avec l’aide de mes amis, je suis parvenu à atteindre 6 titres » explique-il.

A travers ce maxi de 6 titres, il a véhiculé des messages sur des thèmes qui interpellent la jeunesse burkinabè à être responsable et civiques, car ils sont la relève de demain.

L’artiste invite par ailleurs cette jeunesse à apporter leurs partitions à l’édification d’un Burkina Faso de paix. Dans son parcours artistique, Kam Naaba Le Beni est confronté à des difficultés telles que le manque de moyens pour booster sa carrière musicale et le non accompagnement par producteur ou manager.

 Cheick Abass KOALA/Stagiaire

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