Canada : Des travailleurs et travailleuses du sexe en grève le 23 mai 2026

À Montréal, des travailleurs et travailleuses du sexe prévoient une grève générale le 23 mai 2026, en plein week-end du Grand Prix du Canada. Cette période est considérée comme l’un des moments les plus lucratifs de l’année pour l’industrie du divertissement pour adultes.

À l’initiative du Comité autonome du travail du sexe, cette mobilisation vise principalement à dénoncer les frais de présence imposés aux danseuses dans certains clubs, l’absence de protections sociales et de droits du travail, ainsi que le cadre juridique fédéral qui criminalise encore plusieurs aspects du travail du sexe.

Les organisateurs réclament notamment la fin des coûts que certaines danseuses doivent payer pour exercer, de meilleures conditions de sécurité, des protections en cas d’accident ou de maladie, et une décriminalisation complète du secteur.

Selon plusieurs travailleuses concernées, le week-end du Grand Prix entraîne une hausse de la demande, mais aussi une augmentation des frais imposés par certains établissements, sans garantie de revenus suffisants.

En effet, au Canada, la vente de services sexuels n’est pas illégale; par contre l’achat de ces services ainsi que l’exploitation de lieux dédiés demeurent criminalisés, une situation que plusieurs militantes jugent dangereuse et source de précarité.

Des défenseures des droits des travailleuses du sexe estiment que cette législation pousse encore une partie du secteur dans la clandestinité, limitant l’accès à des protections essentielles en matière de sécurité, de santé et de conditions de travail.

La grève, dont la participation reste volontaire, entend ainsi profiter de la visibilité du Grand Prix pour relancer le débat sur les droits, la sécurité et la reconnaissance légale des personnes exerçant dans cette industrie.

Source : Le Nouvelliste

Repris par Annick HIEN/MoussoNews

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